‹ Concours pour l'argrégation.Chapitre 6 sur 11 · UNION DES DEUX MEMBRES · texte numérisé non relu

UNION DES DEUX MEMBRES

Dans le but de prévenir le déplacement et la déviaion du pied en dehors, on à proposé de fixer ensemble les deux membres. Albucasis, a-t-on dit, traitait de cette manière les fractures de la cuisse, mais Boyer dément cette assertion. Brunninghausen assujétissait par une sorte d’étrier la jambe du côté de la fracture à celle du côté opposé: Boyer encore analyse cette méthode qui paraît en général mal: appréciée.

-Hagedorn unit les deux membres chaussés chacun d’une espèce de'bas lacé; ils appuient sur une plaque métallique transversale formant un étrier ou une semelle garnie et percée de plusieurs trous ; une longue attelle concave, proportionnée à la largeur du membre sain, est placée au côté externe, engagée dans la semelle par deux tenons , et fixée au dessous d’elle par deux écrous. L'extension s'opère sur les lacets de la chaussure , et'on les noue solidement quand les deux pieds sont en rapport sur la semelle. Cet appareil paraît avantageux en ce qu'il fait supporter la fatigue au membre sain ; mais il laisse le membre fracturé à découvert.

L'effet le plus pénible de cette méthode de traitement est de soumettre le membre sain à l’immobilité de l’autre. Peut-être même cette position est-elle plus difficile asupporter, à la longue, que celle de l’extension simple la plus forte. De plus, elle n'empêche pas le déplacement selon la longueur du membre, et expose à quelques accidens. Monteggia , qui suivait à peu près

(32) la méthode de Brunninghausen, a signalé, par exemple, un cas assez grave de rétention d'urine survenue chez une femme corpulente, par le seul ‘fait du rap précherent des cuisses. | |

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