CS H5—CH—CH2—CO— (CH); CH
CSHÿ—NH
La méthylnonylcétone se condense très bien avec la benzylidèneaniline et comme on peut l’obtenir en grande quantité au moyen de l’essence de rue, je m'en suis servi pour vérifier que la marche de la production du produit de condensation de cette cétone avec la benzylidène aniline est semblable à celle représentée par le graphique donné par la méthylheptylcétone. L’acétophénone donnera aussi un nouveau point de comparaison.
Par purification dans l’alcool bouillant, le produit obtenu cristallise en aiguilles blanches par refroidissement lent du solvant. Après plusieurs cristallisations, le corps fond à 96°. Il est soluble dans l'alcool bouillant, mais peu dans l’alcool froid, très soluble dans le benzène mais beaucoup moins dans l’éther qui doit être anhydre. La ligroïne ne le dissout pas.
Analyse : Substance — 0,1897 CO? = 0,5696 HÈOE—= 01608
Substance = 0,3416 N = 11,97 à 1g° sous 754 mm. Trouvé : C—87,9r H =;63 N;= 3,89 Calculé pour CH ON : C = 82,05 H = 9,40 Ne 0 Poids moléculaire dans benzène : Substance — 0,752 Benzène — 21,1 Abaissement 0°,50 M trouvé — 316 M calculé = 351 Variations de la production. — J'ai fait deux essais, l’un d’eux étant
destiné à contrôler la valeur de la méthode employée, et pour chacune des préparations j’ai dissous dans 700 cm d’alcool :
85 g. de métylnonylcétone et 90 g. de benzylidène aniline.
Ces deux solutions ont été mises dans des ballons d’une capacité
ee de
peu différente du volume du contenu et laissées dans une cave où la température a varié de 6 à 14° pendant les trois mois qu’a duré l’expérience.
L'’essai n° 1 était filtré à la trompe tous les dix jours afin de séparer le dépôt formé. L’essorage devait être assez complet pour éviter des pertes sensibles de liquide alcoolique et cependant rapide pour éviter l’action un peu prolongée de l’air sur le produit formé et surtout sur la solution. L'air, en effet, colore en jaune le produit et le liquide alcoolique. Cette légère oxydation amène donc des impuretés; d’où une influence retardatrice par suite de la difficulté plus grande apportée à la cristallisation. Ces deux causes, d’ailleurs, pertes légères de liquide alcoolique pendant l’essorage et oxydation par l’air, ont une importance assez considérable, puisque, pour trois mois, elles ont sufli à diminuer le rendement de :
SRE SE —= 2 > Soit de 8,7 0/0:
Quant au produit obtenu, il était aussitôt agité avec un peu d'alcool, essoré à nouveau puis séché sur une assiette poreuse.
L’essai n° 2, dont le but était précisément d'évaluer la somme des erreurs commises dans les opérations effectuées avec l'essai n° 1, n’a été ouvert qu’au bout de 90 jours. Le poids de produit obtenu a été de 122 g. Naturellement, l’essorage, la dessiccation, etc., ont été conduits exactement comme pour les petites fractions recueillies après 10 Jours.
Voici les résultats fournis par l'essai n° 1.
Après 3 jours est apparu le premier dépôt » 10 jours on a recueilli 15,3 g. du produit
» 20 Jours » 16 g. »
» 30 jours » nr 0 En »
» 40 jours » 15,18. :
» 5o jours » 16240 »
» 60 jours » 10 g. »
» 70 jours » 8,4 g. »
» 8o jours ) HORS » » 90 Jours » 6 g. »
SOI AUATOLA IEEE ERP ETC CE 106,7 g. du produit
La courbe représentative, que l’on obtient en portant en abscisses les jours et en ordonnées les poids de produit formé en 10 jours, montre la décroissance assez rapide dans la production. Elle est, du reste,
tout à fait comparable à la courbe fournie par la méthylheptylcétone. La décroissance de la production est en somme proportionnelle à la diminution de la concentration des réactifs.
Pour trois mois, le rendement apparent est de SEC soit 60,6 %,
mais, en réalité, comme le montre l’essai n° 2, il est notablement 4 1.122 plus élevé Te soit 69,3 %. C’est le plus fort que j'ai obtenu pour
les cétones grasses. Avec l’acétophénone, il est en effet de 8o %, pour une même durée.
[op]
S nn meme
Poids en gr. formes en [0 jours Fr
LS] "Tel
10 20 80 40 50 60 70 80 90 Nombre de jours
IEC
Ces renseignements n’ont d’ailleurs qu’une valeur indicative car il est évident que, pour en tirer une conclusion sur la rapidité de la réaction, il faudrait déterminer non pas seulement la quantité du produit qui se dépose, mais bien la quantité qui est formée.