CHAPITRE V. — MOBALB. ...... page
Étendue de la question : Vouloir, pouvoir, devoir. — Notion du devoir; ses éléments. — Tâche du moraliste. — Circonstances qui accompagnent le phénomène moraK — Quatre tendances générales dans l'homme. — Analyse d'une tendance ou d'une loi en général; trois éléments : mobile, but, sanction. — Comment le vrai se transforme en un bien. ^ Analyse de la tendance morale; ses éléments, ses conditions; — elle peut suppléer à toutes les tendances inférieures. — Matière et ' forme du phénomène moral. — Division des systèmes. — Systèmes immoraux : naturalisme, égolsme^ intérêt bien entendu, système rationnel; leurs caractères respectifs. — Origine et formation de l'idée du devoir. — ' Distinction entre le mobile rationnel et le mobile moral. — La loi morale considérée dans sa forme : trois éléments apparents ; réduction de ces éléments : le but s'identifie avec le mobile. >- Quel est le but de la loi morale d'abord au point de vue de l'agent, ensuite au point de vue du législateur? -- Opinion de Malebranche, de Crusius ; de J.-J. Rousseau. — Rapports de l'utile et de la vertu. ^ La loi morale, considérée dans sa matière, nous donne le troisième élément de toute loi : le but. —• Rôle et concours des facultés intellectuelles dans l'acquisition de nos idées morales. -^ Erreurs de ceux qui raisonnent, comme si les opérations de Tâme étaient successives. — Systèmes moraux; systèmes incomplets de Montesquieu, Clarke, Pufendorf. — Systèmes plus complets : le sentimentalisme et le rationalisme. — Mérites et défauts du système sentimental.— Système rationnel ;— Ses défauts : doctrine mystérieuse sur la nature et le rôle de la raison ; abstractions réalisées ; logomachie. — Réflexions ingénieuses d'un commentateur de Kant. — Le rationalisme repose sur un paralogisme : il dénature le sens des mots /ot, obligation, bien; il confond l'obligation logique avec rd[>ligation morale; — Caractères propres de ces deux obligations. — En ne distinguant pas la matière de la forme, les rationalistes n'ont pas su, dans le phénomène moral, concilier le nécessaire avec le contingent; en accordant tout à la raison, rien au sentiment, ils enlèvent
à la tendance morale la plus grande partie de sa force et de son influence sur la volonté. — Leur doctrine dangereuse a un autre point de vue : elle substitue la justice à la bienfaisance (célèbre hypothèse du dépôt) ; en visant à Vidéal^ elle n'atteint pas même le réel : elle mutile Toeuvre du législateur moral. — Principe des erreurs du rationalisme. — Comparé au sentimentalisme, il lui est inférieur. — On ne peut résoudre le problème moral, qu'en partant des principes de l'école française. — Solution du problème.