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MALADIES PARASITAIRES ET, INFECTIEUSES

Au Laos, en raison du manque de bras et de voies ferrées, l'élevage serait la principale richesse s’il n’était en butte à de graves maladies parasilaires et infectieuses.

Des maladies parasitaires, la plus dommageable est l’Ascaridiose : elle abîme, décime les jeunes de tous les mammifères domestiques. Les enfants indigènes, eux aussi, lui paient un lourd tribut.

L’affaiblissement général qu’elle cause favorise la pullulation des ectoparasites, les infections gastro-intestinales…

Des maladies infectieuses, les Pasteurelloses sont parmi les plus redoutables : le choléra des poules, le barbone du buffle exercent d'énormes ravages.

Au Laos, c'est en avril-mai, aux premières pluies, que sévit le barbone : à ce moment, le buffle est criblé de piqüres d’insectes : moucherons, moustiques, taons.…. Son bien-être lui commande alors de se revêtir de boue. Avidement, il se vautre dans les flaques qui lui ont manqué durant la sécheresse : l’eau de ces flaques, surchauffée, boueuse, -excrémentielle serait un milieu éminemment favorable à la culture des Pasteurellæ : celles-ci pénétreraient dans l'organisme du buffle à la faveur des multiples effractions cutanées que sont les piqûres d’insectes. ;

Les modes actuels de Vacation antibarbone donnent déjà des résultats satisfaisants.

À noter qu'ici, le Charbon symptomatique, fréquent chez le bœuf, aux premières pluies d'été précisément, est, hors l’intervention vétérinaire, confondu toujours avec la septicémie

hémorragique.

Quant aux épizoolies pesliques qui, périodiquement, sévissent en Chine, en Birmanie, au Siam, il est difficile d'en préserver le Laos : alors même que les prescriptions sanitaires sont strictement suivies, les ruminants et suidés sauvages, les chiens, les rapaces. assurent dissémination du contage.

La vaccination antipestique par injection d’émulsion formolée de pulpe d’organes pestiques permet maintenant de prévenir la maladie pestique, de lui assurer bénignité.

L'infection pestique ne décime pas les seuls ruminants : le porc, est, à la fois, réceptif et sensible.

Au centre vétérinaire dé « Chi-Nai-Mô » près Ventiane, c’est sur porcelet qu’on entretient le virus pestique servant aux pratiques d’immunisation antipestique du buffle.

Le commerce des porcelets participe activement à la dissémination du contage pestique, car, quand l’épizootie pestique sévit, qu'elle touche le porc, les villageois se débarrassent hâtivement de leurs porcelets.

Même remarque convient d’être faite touchant la propagation du Hog-choléra, si tenace là où il s’installe, alors que l'isolement des malades, la désinfection des enclos sont mesures inobservées, inobservables, pourrait-on dire, en raison de l'ignorance et de la routine encore vigoureuses.

En ce sens, les soins que le vétérinaire donne aux animaux des villages contribuent à l'instruction des populations auxquelles est peu à peu révélé le rôle des agents infectieux.

L'existence du Charbon bactéridien, au Laos, est dénoncée seulement quand l’homme le contracte. Les Thaï, ont, en effet. coutume de manger la viande des animaux morts de maladie : la viande est pour eux un aliment rare et précieux.

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