BAR LAN
Les IHua-P'han sont, au Laos, la principale région d'élevage du cheval. Le cheval des Hua-P’han est un poney, poney de montagne, dont la taille moyenne au garrot est de 1 m. 18.
Ce poney est harmonieusement conformé : ses proportions sont bien gardées, ses lignes soutenues, sa tête fine. Il -est
robuste, vigoureux, énergique, agile, Ho précieux pour le bât, en caravanes.
Aux Hua-P'han, les seules voies de communication sont les sentiers : c'est par eux, au moyen du cheval, que, de Sâm-Nu'’a, on se rend à Hanoï par Su-yut et Cho-bo, au Thanh-hoa par Hoi-Xuân, à Luang-Pra-Bang par Muong-Muoi, à Xièng-Khuang par Bàän-ban (Xiêng-Kham).
Mais, à Fintérieur même du pays, le commerce est très actif entre les Thaï des vallées, les Kha des versants et croupes, les Mèo du sommet des massifs : le transport du benjoin — dont, pour le monde entier, les Hua-P’han sont le principal fournisseur — du stick-lak, du sel... oblige déjà à une cavalerie nombreuse. D'autre part, pour les convois de ravitaille- - ment des postes et colonnes du corps d'occupation, ces poneys sont très demandés.
Seulement, chaque année, durant l'été, le surra sévit. On a cherché à mettre en évidence les causes qui favorisent le développement du surra spontané : rationnement défectueux, blessures de harnachement, surmenage, manque de soins hygiéniques... :
Les Thaï, comme les Annamites, se refusent à monter les juments, montent seulement le cheval : et, ce sont surtout les juments qui sont utilisées pour le bât.
A4 étape, le poney est abandonné à lui-même aux abords du campement où, souvent, l’herbe, le bambou même, manquent. Il n’est jamais pansé. En mai-juin, aux premiers orages, à la lisière des fourrés, les taons pullulent, pullulation parfois si intense que le cavalier lui-même est assailli. En juillet, les