LA FEMME DANS SES RAPPORTS AVEC LES TIERS LE SÉNATUS-CONSULTE VELLÉIEN
Nous avons jusqu'ici étudié la situation de la femme dans l’intérieur de la famille; nous avons vu comment une idée dominant sur ce point toute la législation romaine, celle de la conservation du patrimoine familial et du culte sacré des ancêtres, avait au début retiré à la femme presque toute indépendance ; comment, par la suite, l’idée primitive ayant été oubliée ou modifiée, celle de protection de la femme s'était fait jour et était venue à son tour modifier et sur certains points adoucir les règles anciennes établissant l'incapacité de la femme. Il nous reste maintenant à voir quels étaient les droits de la femme dans ses rapports avec les tiers et quelles règles spéciales les Jurisconsultes romains avaient établies. Nous allons retrouver ici une idée analogue à celle que nous venons d'indiquer; nous verrons d’abord la femme incapable d'exercer aucun des droits que les Romains réservaient à l’homme, puis nous verrons cette rigueur du droit s’adoucir peu à peu et la règle ancienne se transformer pour devenir une mesure de protection en faveur de la femme.
De tout temps, le droit romain avait interdit aux femmes les officia virilia. Dans cette désignation, on rangeait non seulement les charges publiques proprement dites, mais