‹ Conditions forestières de la Nouvelle-Écosse [microforme]Chapitre 11 sur 22 · EPINETTE ROUGE · texte numérisé non relu

EPINETTE ROUGE

Conservation

Nombre | Moyenne d'Arbres | d'Age

6, | : | kT h | 3 | &- | 7 so | 47 8 | 56 | 20 | 42 4 | 52 1 | 47

Nombre | d'Arbres | d'Age é | = 2 107 14 | 48 25 100 De Rod ET no 6 60 14 60 7 41 s2 5° 6 45 12 | 68 47 | 30

Moyenne | Diamètre | Années pour

EN Forër Diamètre | Années pour | REMARQUES Moyen | faire un pouce en

EUXIÈME CROISSANCE 10 4.7 12.8 4.3

| Près de la scierie

Southampton Collines de Cobequid

Colchester

Gros bouts des billes à la scierie

co. Victoria

co. Shelburne

Vieux Pâturage, Cumberland Vieux pâturage, Cumberland

co. Colchester

Vieux pâturage, Antigonish

Vieux pâturage, co. Halifax

SAPIN BAUMIER

EN ForET

Moyen faire 1 pouce

12.2 | 7 \ 12.5 | 8.8 Le LMP 13 Tor 19 DEUXIÈME CROISSANCE 9.2 4.6 12 s 9.4 6.3 7 6 5-7 8.7 6.3 7 10.6 6 | 5.5 s-4

| Colchester après

Collines de Cobequid

Marais près de Halifax

l'incendie de "49 Colchester après l'incendie de "49 Sur un endroit stérile près de Halifax Pente douce, Sheet harbour Scierie, de Victoria co.

Pâturage, North River

Résultats Statistiques du Recensement

Tout ce que l’on peut faire, c'est de discuter les possibilités. Si nous devions supposer que l'âge des billes de sciage d’une forêt vierge atteint une moyenne de cent cinquante ans—ce qui ne serait pas loin de la vérité—et divisions cet âge entre le bois tel que nous le trouvons, nous obtiendrions 30 M pieds par acre dans les meilleures coupes, soit une augmentation annuelle de 200 pieds, et, si notre moyenne de 12 M pieds est approximativement exacte, le taux moyen serait de 80 M pieds de planche par acre. Ce calcul semblerait applicable à la force de reproduction des forêts vierges de grandes étendues.

Nous pouvous aussi gagner quelque éclaircissement au moyen de comparaison avec les autres pays, où l'on peut trouver des milliers de mesurages et des données sur les forêts scientifiquement administrées. Parmi les plus grandes administrations de l'Allemagne, les forêts de l'état Prussien fournissent le moins de produit par acre:; c'est pourquoi, elles sont les plus propres à servir de point de comparaison avec les conditions irrégulières des forêts de notre pays. La raison pour laquelle nous avous pris ce produit peu élevé, c'est l'étendue immense sous considération, environ sept millions d'acres, dans lesquelles sont comprises des terres de pauvre qualité, et le manque de moyens de transport dans les provinces de l'est ; on peut y ajouter le climat du nord qui rend le taux de croissance très semblable à celui de la Nouvelle-Ecosse. Ici la coupe annuelle d'arbres de dimension, comprenant les billes de sciage, les poteaux de mines, les piquets, les poteaux et la meilleure classe du bois de chauffage, est de moins de 30 pieds cubes par acre. Pour changer ce bois rond de forêt en pieds de planche, nous pouvons le multiplier par au plus 5, c'est à dire que la meilleure moyenne de croissance annuelle est de 150 pieds de planche par acre. Lors même que les meilleures acres pussent produire quatre ou cinq fois ce montant, cela ne changerait pas la plus haute moyenne.

Si, alors, toute la forêt verte de la Nouvelle-Ecosse, environ six millions d'acres, était administrée comme les

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Commission dela Conservation

forêts du gouvernement de Prusse, on pourrait obtenir une coupe annuelle qui excéderait deux fois la coupe actuelle. Vu les conditions présentes, nous pouvons avancer que l'on n'obtient qu'un quart de croissance d'un caractère urile, c'est à dire que nous pouvons douter que la croissance, sur les étendues brûlées, très triées et modérément triées produise 40 pieds de planche par acre. Si l'on empêche simplement les incendies d'entrer dans la forêt, et qu'un déboisement trop radical ne nuit pas à la reproduction par semence des espèces les plus estimées, il sera possible d'obtenir une telle production. Même alors, si ce montant est produit, la nouvelle croissance fournira au moins la moitié de la coupe. On devra faire des recherches plus minutieuses à cette fin.

On peut dire, en passant, étant donné la superficie forestière totale de l'Allemagne, trente-cinq milllons et demi d’acres, que la croissance annuelle, representée probablement dans la coupe de l’année par 1,337,000,000 pieds cubes de bois de 3 pouces et plus de diamètre, égalerait 134 pour cent des bois debout—ceci ne ressemble en rien aux idées erronnées qui semblent être répandues presque partout en ce pays sur la croissance des forêts vierges.

Effet de Ia Possession

On peut montrer brièvement que l'état de possession individuelle a pour effet de constituer une exploitation modérée des ressources forestières.

A l'encontre des autres provinces, le gouvernement de la Nouvelle-Ecosse a adopté de bonne heure la politique de concéder le bois et les terres moyennant une certaine redevance par acre. Ceci avait pour but d'encourager la colonisation du pays. Cette ligne de conduite a été suivie jusqu’en 1910; on établit alors le système d’affermage des terres pour la coupe de bois; ces baux sont faits pour une durée de vingt ans, avec faculté de renouvellement, à raison d'au moins 40 cents par acre pendant le terme. Plus tard, cette somme fut portée à 80 cents, l’affermataire

Conditions de la Propriété

jouissant du privilège d'abattre tout le bois qui n’a pas moins de 10 pouces de diamètre. Le gouvernement a, d'un autre côté, le pouvoir de passer bail moyennant d’autres conditions, lorsque la terre est de qualité inférieure, et qu'il est spécifié qu'il y sera établi des manufactures. La loi de 1900 permet le rachat des terres, cédées

gratuitement, à raison d'au moins 25 cents par acre. Malheureusement, le gouvernement n'a jamais usé de son pouvoir ; la loi a même été abrogée en 1910. En vertu de cette autorité, on disposa de toutes les terres, sauf d'environ 1.5 million d'acres de petites parcelles. Le gouvernement concéda aux soldats un grand nombre de terres, dont la majorité ne fut probablement jamais occupée par eux. Après l'enlèvement du meilleur bois, les compagnies de chemins de fer et les compagnies minières reçurent de vastes concessions—surtout la Nova Scotia Railway Company—ces terres n'avaient guère plus de valeur que celles qui sont encore en la possession de la Couronne.

Quelques grands exploitants et corporations ont acquis et réuni un certain nombre de petites concessions. Il est probable que maintenant la plus petite moitié de bois est répartie en lots de 10,000 à 250,000 acres de superficie; l'autre moitié et la plus grande, est entre les mains de particuliers, ies lots ayant une contenance qui excède rarement 1,000 acres. On trouve en ce pays des scieries portatives et des scieries établies sur des cours d'eau.

Il appert, ce qui n’est pas la pratique habituelle, que le petit propriétaire est celui qui exploite le bois d'une manière plus modérée. Les grands exploitants, obligés d'abattre de grandes quantités perdent de vue les questions de détail, le petit propriétaire, au contraire, peut donner à sa coupe une attention personnelle. En tous cas, il vaut la peine de noter que les petits propriétaires traitent leurs lots à bois avec soin, n’abattent que le bois d’un diamètre donné et se débarrassent des broussailles.

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