Lettres d'un gentilhomme, Œuvres, IX
4. Ibid., 23i. Réflexions sur les pouvoirs, Œuvres, IX, 267. b. Lettres d'un gentilhomme, Œuvres, IX, 235.
Cahen. T
mais comme il serait dangereux de laisser aux élus une liberté complète, il suffira de fixer quelques points capitaux ; c'est ainsi que les représentants devront être expressément chargés de réclamer : 1° la revision périodique de la constitution, par une Assemblée extraordinaire, convoquée spécialement à cet effet ; 2° rétablissement d'une hiérarchie d'assemblées, avec, à la base, des communautés de campagne assez vastes et assez étendues pour pouvoir se défendre à la fois contre l'oppression des villes et contre celle des seigneurs; 3** la périodicité, à de courts intervalles, des États Généraux, l'adoption définitive du vote par tête, la fusion des trois ordres, ou au moins le doublement perpétuel des députés du tiers ; enfin 4° le rejet de toute proposition tendant à instituer audessus de l'Assemblée nationale un corps politique ou judiciaire, investi du droit de veto * .
Les articles des instructions qui concernent les réformes à introduire dans la législation, ou dans le système des impôts devront être rédigés dans le même esprit, de manière à guider le zèle des députés sans paralyser leur action*. Et si, d'aventure, il surgissait devant les États quelque problème grave, sur lequel les cahiers fussent muets, il ne serait pas difficile de combler la lacune et de consulter les électeurs.
I. — Condorcet fut amené, à deux reprises, à développer par la parole le programme et les conseils qu'il avait exposés par écrit à la France entière.
Il possédait, en 1789, sur les bords delà Seine, près de Mantes, une modeste maison de campagne, qui non seulement lui procurait l'été une villégiature agréable, mais lui conférait encore le titre de seigneur de Dennemont. En cette qualité, il fut convoqué à rassemblée électorale du bailliage de Mantes, dont la date était