‹ Condorcet et la révolution françaiseChapitre 135 sur 520 · Ibid., 2'ft7 2^S · texte numérisé non relu

Ibid., 2'ft7 2^S

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rédige la seconde \ et corrige la troisième ^ Le 13, il est désigné avec Mollien, Vandermonde et Saisseval pour travailler au projet de règlement intérieur^. Le 29, il est élu président au scrutin par bureaux *. Le 3 décembre, il était élu membre du comité des 24, qui était, pour la municipalité, un véritable comité de constitution ^ ; et le 4, ses nouveaux collègues faisaient de lui leur président ^

Ainsi Condorcet jouissait, dans les derniers mois de 1789, d'une grande autorité. Il s'en servit pour défendre ses idées: dansTAssemblée générale, il recommanda une politique d'union et de paix ; dans les comités, il soutint les principes et les solutions les plus démocratiques.

IL — La Commune du 18 septembre avait à remplir une tâche extrêmement lourde et difficile. Dans la grande cité surexcitée par la victoire de Tinsurrection et la menace de la famine, où fermentait encore Témeute, elle avait à ramener le calme et Tordre. Mais ni Tordre, ni le calme ne dépendaient d'elles. La cour, sinon le roi, demeurait suspecte au peuple de Paris ; Témigration, progressant, faisait craindre un complot immense, où entrerait Tétranger, contre la liberté nationale; il n'était au pouvoir de la Commune ni de forcer la cour à changer d'attitude, ni de fermer les frontières à ceux qui les voulaient franchir. Les vivres manquaient partout ; il n'appartenait pas à l'Assemblée municipale de proclamer la liberté du commerce des grains et d'abolir toutes les barrières. Même après les journées d'octobre, la situation ne fut pas sensiblement modifiée. Si le roi, mis par le peuple comme en charte privée, était soustrait aux intrigues des malveillants, les ennemis de la Révolution continuaient leurs intrigues, redoublaient d'activité. L'attente devenait plus longue aux portes des boulangeries; des rumeurs inquiétantes circulaient dans la foule: on parlait de convois pillés ; les souvenirs, si récents, du Pacte de famine revivaient avec une intensité singulière ; la souff'rance et l'angoisse obscurcissaient les intelligences, exaspéraient les

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