‹ Condorcet et la révolution françaiseChapitre 141 sur 520 · Condorcet proposait un comité de 12 membres sevUcmewV · texte numérisé non relu

Condorcet proposait un comité de 12 membres sevUcmewV

il délaissa, semble-t-il, les travaux ordinaires, sinon les séance» de r Assemblée générale. Il ne fut pas seulement le président du comité: il fut, pourrait-on dire en exagérant un peu, k comité tout entier à lui seul. Non que ses collègues aient abdiqué devant lui ; que, confiants en ses lumières, ils se soient abstenus de coopérer effectivement à l'œuvre commune. Loin de là. Plusieurs, d'entre eux, notamment Robin, ont rempli les fonctions de rapporteur ; des discussions assez vives se sont parfois élevées entre les commissaires ; et les textes que Condorcet proposait n'ont été^ à plusieurs reprises, acceptés qu'avec difficulté. Il n'en est pasmoins vrai (les procès-verbaux ne laissent sur ce point aucun doute), que la personnalité du président domine étrangement toutes les autres. C'est l'action, c'est la pensée de Condorcet qui animent tous les débats ; c'est Condorcet qui prend l'initiative de toutes les motions importantes, de toutes les démarches hardies et retentissantes; c'est lui qui développe, et fait approuver par ses collaborateurs les principes généraux, empruntés à son système, dont le plan de Municipalité sera simplement le développement et l'application. C'est lui enfin qui sert constamment d'intermédiaire et de négociateur entre le comité et l'Assemblée nationale.

Le comité municipal se trouvait, dès l'abord, dans une situation extrêmement délicate et embarrassante. Institué pour étudier le régime qu'il convenait d'édicter pour Paris, il inauguraitses travaux au moment où celui de la Constituante, saisi de la question, allait clore les siens. Sous peine d'être ridicule, il était obligé d'aboutir en temps utile : or comment, en un si bref délai , se procurer tous les renseignements nécessaires, et combiner tous les détails d'un plan aussi vaste et complexe ? Dès leur première séance, les vingt-quatre députèrent donc leur bureau vers le comité de constitution, pour le prier de surseoir à la présentation de tout projet de règlement relatif à la capitale ^ Ils comptaient, pour obtenir satisfaction sur l'autorité de leur président, sur l'appui des députés de Paris, et leur espoir ne fut pas déçu. Les commissaires de l'Assemblée nationale répondirent

i. Procès-verhaux du comité des 24, Arch, de la Seine, D 12: séance du 4 décembre 1789, T 2. L'arrêté du 2 décembre leur donnait d'ailleurs maQ> dal de se concerter avec le comité de constitution.

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