‹ Condorcet et la révolution françaiseChapitre 149 sur 520 · Ibid,, ibid · texte numérisé non relu

Ibid,, ibid

ADRESSE A l' ASSEMBLÉE 457

des établissements de moulins, sans des grands marchés de bestiaux ^ » On pourrait à la vérité « rassembler sur un petit territoire ces établissements nécessaires ; mais un commerce libre cherchera les lieux où ces établissements seraient le moins coûteux; où les terrains seraient moins chers, sans que cependant la célérité et la facilité des transports souffrissent de Téloignement^. » Il importe à Paris d'avoir les moyens et le droit de veiller à la sûreté des magasins et des communications. Linstitution d'un grand département, dont la capitale serait le chef-heu permanent, concilie toutes les difficultés en présence. Il devient indifférent aux Parisiens que la police des routes et des subsistances appartienne à leur municipalité ou aux membres de TAsscmblée départementale, du moment que ceux-ci résident à Paris.

On ne peut opposer à cette revendication des Parisiens aucun allument valable. « On a dit que l'Assemblée du département pourrait n'être pas toujours à Paris, mais l'intérêt de ce même département est que cette Assemblée réside dans la capitale, dans ce centre de toutes lés grandes affaires... ; mais les habitants de Paris et de sa banlieue font plus de la moitié de la totalité du territoire ; mais, quelque ville que l'on choisisse, tous ceux qui, n'étant point placés dans le voisinage le plus prochain de cette ville, n'ont pas avec elle des relations intimes, accorderaient même la préférence à Paris ^. » Dira-t-on qu'on ne veut pas augmenter l'influence et la puissance de la capitale ? Celle-ci ne demande point a à exercer l'empire sur ses voisins, comme on a paru l'en soupçonner ; c'est la liberté, la sûreté qu'elle réclame ^ » Pourquoi ne point croire à ses protestations solennelles?. On regarde, il est vrai, « les grandes capitales comme le fléau des empires'^ »; mais, si l'on réfléchit, l'on s'aperçoit qu'ail faut dans un grand empire un centre commun où se traitent toutes les afl'aires générales, où les pouvoirs qui agissent sur la nation entière soient constamment réunis. L'unité des opérations, Téconomie, la prompte expédition des affaires, les calamités que produit

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