Ibid,, ibid
A* Surloul de l'ouvrage de M. de Ucaumonl. Ibid., 461.
vexatoires*. Les octrois urbains 'sont à maintenir: la suppression des privilèges accroîtra leur produit, et cet excédent de recettes permettra de' « diminuer quelques-uns des droits les plus onéreux au peuple^ ». De même, les douanes extérieures constituent un de ces impôts « qui sont bons à conserver, lorsqu'on est dans la nécessité d'en garder d'indirects^ ». Au contraire, ni le droit sur le tabac, ni le droit sur les actes ne peuvent rendre grands services. Le premier n'est pas général ; certaines provinces en sont exemptes, et les règlements sur lesquels est établie sa perception ne peuvent plus être appliqués, depuis le triomphe de la liberté*. Le second est encore plus défectueux : « Cet impôt, écrit Condorcet, me paraît très difficile à établir et à rendre en même temps productif, sans introduire ni disproportion évidemment injuste, ni inquisition \ »
Reste la capitation. Dans son Essai sur les Assemblées provincuries, Condorcet s'en déclarait l'irréductible ennemi; selon lui, la destruction de cette taxe néfaste devait suivre immédiatement celle de la gabelle. En 1790, il n'émet plus la même opinion. S'il persiste à penser que « la capifalion est un impôt très mauvais, parce qu'il est impossible de le bien répartir », il juge qu' w il est difficile de ne pas le conserver ». La capitation est la seule imposition qui soit directement perçue sur le capital. Tout impôt levé sur les terres influe assurément « sur l'intérêt de l'argent, et par conséquent, sur la fortune des capitalistes » ; mais « dans le moment actuel, l'ébranlen^ent causé par la manière dont la révolution s'est opérée ne permettra point à l'intérêt de baisser aussi rapidement qu'il aurait pu faire, et.., cette réduction étant assez lente, il peut être injuste de détruire à la fois tous les impôts payés immédiatement par cette classe de citoyens* ».
L'antique capitation a toutefois soulevé de trop graves et de trop justes critiques pour qu'il puisse être question de la maintenir sans changement. Condorcet propose de lui substituer un impôt tout nouveau, extrêmement intéressant qu'il appelle « im-