‹ Condorcet et la révolution françaiseChapitre 208 sur 520 · Réponse à l'adresse aux provinces^ (Kiivres, L · texte numérisé non relu

Réponse à l'adresse aux provinces^ (Kiivres, L

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proportionnelle, une cote personnelle fixe. Les chefs de famille qui ne pouvaient acquitter cette dernière étaient exonérés de la première, mais perdaient en même temps leurs droits civiques. Les ouvriers, les petits commerçants étaient traités avec ménagement, on leur accordait des modérations d'impôt; ils n'étaient pas dégrevés. La contribution personnelle que TAssemblée avait édictée frappait le peuple; celle que Condorcet préconisait n'eut atteint que la bourgeoisie aisée, le capital et non point les salaires. Si Ton ajoute à ces critiques le tort grave de n'avoir point immédiatement mis en vigueur ces impositions nouvelles, quelque imparfaites qu'elles fussent, de n'avoir pas pressé le recouvrement des t^xes conservées, on comprendra la sévérité du jugement que Condorcet porte sur Tœuvre financière de la Constituante. « Les opérations de l'Assemblée sur les finances, écrit-il, sont celles qui prêtent le plus à la censure * » ; et encore : « Mon jugement sur cette partie des travaux de l'Assemblée nationale paraîtra sévère, mais j'ai promis la vérité tout entière*.

1. — La Constituante devait enfin à la France « la réforme de la jurisprudence criminelle, et celle des vices les plus grossiers de la jurisprudence civile' ». De très bonne heure, elle s'est préoccupée de la question. Les 8 et 9 octobre 1789, elle abolit la torture, la sellette, édicté la publicité des débats judiciaires^. Condorcet estime dès lors qu'elle n'a plus beaucoup à intervenir, et qu'elle doit abandonner aux législatures ultérieures le soin de parfaire son œuvre. «Si, à la loi criminelle déjà promulguée, l'assemblée ajoute une loi du même genre pour adoucir le Code pénal, et l'établissement des jurés, elle aura rempli tout ce ([ue les cir-

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