‹ Condorcet et la révolution françaiseChapitre 215 sur 520 · Cf, sur les clubs: Eioge de Franklin^ Œuvres, V · texte numérisé non relu

Cf, sur les clubs: Eioge de Franklin^ Œuvres, V

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de convoquer les électeurs, et d'installer les élus *. Tandis que ces nouveaux magistrats populaires remplaceront les agents discrédités du despotisme, TAssemblée prendra les mesures propres à calmer Teffervescence, à décourager les conspirateurs et les factieux : Une loi générale sur l'exercice du droit de chasse, en laissant aux paysans les armes qu'on ne peut leur enlever, rendra celles-ci peu dangereuses pour la sécurité publique * ; il faut, pour terrifier les factieux, organiser sans retard la Haute Cour nationale ^ ; pour empêcher la propagation des fausses nouvelles, interdire « de proclamer d'autres papiers que les actes émanés des pouvoirs établis par la loi^ » ; pour défendre les bons citoyens contre les insultes et les outrages des journaux anlipalriotes, combiner sans retard une loi sur la presse qui respecte la liberté, et réprime la licence". Pour assurer la vie matérielle de la nation, il ne suffit pas de briser toutes les barrières douanières et d'abolir tous les droits prohibitifs; il faut encore acheter de grandes quantités de grains à l'étranger. Ce sacrifice temporaire ramènera bien vite, avec le calme, le retour de la prospérité.

Telles étaient, selon Condorcet, les mesures qu'il convenait de prendre contre l'anarchie. La Constituante les a prises trop tard ou ne les a pas prises du tout; elle a permis ainsi aux fauteurs de troubles de poursuivre leurs intrigues. Sa responsabilité est plus grave encore. Elle a travaillé au succès de ses ennemis; elle leur a fourni des arguments et conquis des recrues. En éloignant les troupes, elle s'est privée d'un appui nécessaire; elle a délivré les factieux d'une terreur utile ^. L'établissement d'un comité de recherches, acte d'afrollement indigne de l'Assemblée, a répandu dans le pays la défiance et l'émoi, confirmé les inquiétudes populaires, les t< terreurs réelles ou simulées des déclamateurs » ; le peuple a perdu tout ce qui lui restait de sang-froid. Une situation

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