‹ Condorcet et la révolution françaiseChapitre 220 sur 520 · DEVOIR DES BONS CITOYEMS · texte numérisé non relu

DEVOIR DES BONS CITOYEMS

les principes fondamentaux de TÉglise. Nombre de fidèles ont refusé d'adhérer à la religion offîcielle ; ils Tont abhorrée comme une hérésie; ils ont souffert impatiemment d'avoir à comparaître, pour les actes de l'état civil, devant les prêtres qu'ils exècrent. La nation s'est trouvée divisée : le fanatisme a été de nouveau déchaîné sur la France. La Constituante a donc été à la fois trop timide et trop hardie : elie devait proclamer la liberté des cultes, si elle ne redoutait pas l'explosion des haines religieuses, et, dans le cas contraire, ne pas toucher à la constitution de rËglise. Elle a, par son impéritie, porté au comble l'anarchie*.

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