f. Bibliofjraphie
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chi(iiic k S ellVts lents mais surs do la raison '. » En donnant à ses lecteurs ces conseils de prudence et de sagesse, le journaliste ne faisait que suivre l'exemple et que reproduire les exhortations de Condorcet. Celui-ci adjure ses concitoyens de ne point avoir d' « idolâtrie », de culte servile, pour une constitution nécessairement imparfaite, puisqu'elle est l'ouvrage des hommes *; mais il leur recommande en même temps de s'y soumettre respectueusement et de la défendre au besoin, parce qu'elle est la loi. Il les supplie d*abdi(|uer leurs préférences personnelles aussi bien que leurs rancunes pour se réunir autour de la constitution, en un grand parti d'ordre, de liberté et de paix. « Les amis de la liberté, écrit -il le 26 novembre, qui sont les amis de Tordre, ne saventils pas que l'établissement paisible de la constitution est le seul moyen d'assurer la bberté? Si quelques-uns d'entre eux peuvent désirer qu'elle acquière encore plus d'étendue, ils voient dans la Constitution des moyens légaux et certains d'y parvenir un jour, puisque aucune loi ne met obstacle à la volonté nationale constamment manifestée. Dix ans ne sont (ju'un point pour les hommes qui calculent les destinées éternelles des nations. On parle d'une prétendue faction de républicains, c'est une chimère. Un véritable républicain sait très bien attendre sous un gouvernement monarchique les effets lents mais sûrs de la raison.,. Un véritable républicain sait respecter les serments, parce qu'il n'en prête point sans en connaître toute l'étendue. La force irrésistible des lumières porte les peuples de l'Rurope vers l'accroissement de la liberté... La discussion générale et pubhque conduit à la vérité et ces mots vérité, liberté, égalité sont synonymes ^. » Quelques jours plus lard, il revient sur la même idée. Les ennemis de la Révolution tachent de diviser les constitutionnels, en opérant entre eux des distinctions perfides. Il ne faut pas que les patriotes se laissent prendre à leurs pièges. Tous les amis de la liberté soutiennent la constitution, et il n'y a pas deux manières de la sou tenir; tous ont juré de la défendre, et tous ont prêté le même serment. Les législateurs de 1795, qui pourront demander la revi-