‹ Condorcet et la révolution françaiseChapitre 295 sur 520 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

CO>îDORCET ET L'INSTRUCTION PUBLIQUE

Si l'Assemblée est condamnée à une politique timide, c'est qu'elle doit compter avec les préjugés des électeurs. La République est impossible parce que le peuple s'abuse sur les vertus de la monarchie. Le développement de l'instruction publique importe autant au salut public que la restauration des finances. Condorcct s'employa de tout son pouvoir à l'accélérer : il fut Tàme et l'inspirateur du comité d'Instruction publique. Pour comprendre le rôle qu'il y joua, pour apprécier le mérite des idées qu'il y soutint, il faut d'abord connaître: 1® les idées nouvelles que les penseurs du XVIII* siècle avaient émises avant lui ; 2° les doctrines qu'il a luimême exposées et défendues, avant le mois d'octobre 1791.

LE PROBLÈME PÉDAGOGIQUE AU XYIIF SifcCLE

I. — Le problème pédagogi(|ue a vivement préoccupé les hommes du xviii* siècle. Ce ne sont pas seulement des professeurs comme Rollin, des ecclésiastiques comme l'abbé de Saint-Pierre, ou l'abbé Fieury, des philosophes comme Holbach, Helvétius, Diderot, d'Alembert, Mirabeau, ce sont encore des parlementaires comme La Chalotais, Ouylon de Morveau ou le président Rolland qui lui consacrent des ouvrages fort travaillés et très intéressants. La curiosité publique, la « fermentation » pour employer un mol de la Chalotais*, est si vive que, vers la Vin du siècle, apparaît un journal spécialement consacré à l'étude de ces questions, le Journal d'éducation -.

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