noUand, op, cit
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grave, qu'ils se sont, de toutes leurs forces, appliqués à résoudre : celui de renseignement secondaire.
Sur ce chapitre, l'accord s'est fait très vite et très aisément. Diderot déclare, avec La Chalotais, que l'école secondaire est essentiellement une école publique. 11 suit de cette définition, non seulement qu'elle doit s'ouvrir aux enfants de toutes les conditions sociales, pourvu que le niveau de leur intelligence leur permette d'y étudier avec fruit, mais encore qu'elle doit préparer ses élèves à toutes les carrières, à toutes les professions. Son programme est donc dicté par un esprit nettement utilitaire. Mais, qu'on ne s'y trompe pas, l'utilitarisme que prônent les philosophes du xviii* siècle n'est pas du tout cet utilitarisme immédiat, matérialiste, si Ton peut ainsi dire, qu'on s'imagine trop souvent. Si le collège doit former Técolier pour toutes les carrières possibles, il ne le forme spécialement pour aucune: il n'est ni une école professionnelle, ni une école spéciale. Son objet « n'est point de faire un homme profond en quelque genre que ce soit, mais de l'initier à un grand nombre de connaissances, dont l'ignorance lui serait pénible dans tous les états de la vie, et plus ou moins honteuse dans quelques-uns' ». Il vise essentiellement à permettre aux jeunes gens de révéler leurs aptitudes naturelles, et de choisir l'état auxquels ils sont le plus aptes.
Les maîtres auront donc à enseigner d'abord ces notions « qui sont de tous les états* », qu'il faut toujours acquérir, t<U ou tard, « sous peine de se tromper ou d'appeler à tout moment un secours étranger' »; puis des matières « d'une utilité un peu moins générale, appropriée au nombre de ceux qui resteront* ». Cette distinction fondamentale de plusieurs enseignements consécutifs et superposés dans l'enseignement secondaire conduit la plupart des théori jiens du xviir* siècle à sectionner le collège proprement dit en plusieurs établissements distincts. (îuyton de Morveau voudrait 'enforcer les études des écoles primaires des villes et transformer celles-ci en une classe d'établissements mixtes, que, aujourd'hui, nous appellerions écoles primaires supérieures. 11 enlève