‹ Condorcet et la révolution françaiseChapitre 303 sur 520 · La Ghalotais, op. cit · texte numérisé non relu

La Ghalotais, op. cit

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la possession paraît la plus précieuse pour Tenfant, ce sont les mathématiques. Les mathématiques, écrit La Ghalotais, ont le grand avantage a de perfectionner Tesprit », de lui donner « sa qualité principale, lajustesse*». «Elles accoutument à Tesprit de combinaison et de calcul, esprit si nécessaire dans Tusage de la vie ; elles donnent de l'aptitude à lier des idées. » Guyton de Morveau emploie presque les mêmes termes *. Diderot renchérit encore sur cet éloge. « On ne peut commencer trop tôt, dit-il, à rectifier Tesprit de Thomme, en le meublant de modèles de raisonnement de la première évidence, et de la vérité la plus rigoureuse. C'est à ces modèles que Tenfant comparera dans la suite ceux qu'on lui fera et dont il aura à apprécier la force ou la faiblesse en quelque matière que ce soit... La géométrie est la meilleure et la plus simple de toutes les logiques, la plus propre à donner de Tinflexibilité au jugement et à la raison. C'est la lime sourde de tous les préjugés populaires de quelque espèce qu'ils soient. Si le profond géomètre Euler est resté une bonne vieille femme, c'est un cas aussi extraordinaire que celui de PascaP. » « Rien de ce qui est obscur ne peut satisfaire une tète géométrique; le désordre des idées lui déplaît, et l'inconséquence la blesse. Si l'on a souvent reproché au géomètre d'avoir l'esprit faux, c'est que, tout entier à son étude, les choses et la vie lui sont inconnues*. » Diderot, comme la plupart de ses comtemporains, n'admet au collège que les enfants sortant de 1 enseignement primaire, âgés de 13 ans environ. Or, « pour comprendre les mathématiques, il ne faut qu'un sens ordinaire, et l'enfant de 13 ans qui n'est pas capable de cette étude n'est bon à rien, il faut le renvoyer... Je crois qu'il est plus aisé d'apprendre l'arithmétique et la géométrie élémentaire qu'à lire ^ » Aux mathématiques succéderont la physique, à laquelle les éducateurs du xviii* siècle accordent une large place, l'histoire naturelle, l'astronomie, etc. Il faut s'empresser d'ajouter, pour éviter d'injustes critiques, que l'enseignement scientifique, recommandé par les encyclopédistes

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