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d'apprendre, et d'apprendre les mêmes choses. Il faut donc créer, à leur intention, des cours d'instruction commune*.
L'instruction que l'adulte recevra doit prolonger et compléter celle qu'il a reçue enfant. Elle comprend donc tout d'abord un enseignement civique et moral. Il ne suffit pas aux citoyens, qui exercent leurs droits politiques de connaître la constitution qui régit leur pays, et d'en étudier par eux-mêmes les défauts. 11 faut encore qu'ils puissent se prononcer sur les projets de réformes que d'autres ont conçus, qu'ils soient tenus au. courant des mouvements d'opinion qui se produisent autour d'eux ^, D'autre part, la vie tend incessamment à émousser, à i-uiner le sens moral; les devoirs ordinaires y sont simples et grossiers, et les entraînements constants et graduels. C'est à l'instruction qu'il appartient de défendre l'individu contre ses propres penchants, de le maintenir en possession de sa conscience intégrale'.
L'enseignement commun doit aussi viser à répandre dans la masse de la nation ceriainos notions pratiques, dont la possession importe à tous ou du moins à presque tous les hommes. La grande majorité du peuple s'adonne aux travaux des champs; l'agronomie rurale constitue donc une partie nécessaire de l'instruction générale virile. Le bonheur est la fin de l'humanité : tous les individus sont à l'afïut de ce qui peut améliorer, faciliter ou embellir leur existence. Il convient donc de publier sans retard les grandes inventions, les découvertes dont Tapplication est susceptible de modifier heureusement les conditions de la vie matérielle*. Il est enfin dans la destinée normale des hommes de se marier et de fonder une famille ; or il ne suffit pas d'aimer ses enfants pour les bien élever. Au point de vue physique comme au point de vue moral, l'enfant est un. organisme délicat qui exige des soins non seulement pieux et tendres, mais encore éclairés et précis. La mortalité infantile, qui est lamentable, a surtout pour