‹ Condorcet et la révolution françaiseChapitre 338 sur 520 · Talleyrand, Rapport, p · texte numérisé non relu

Talleyrand, Rapport, p

Cahex. V\

370 KV COMITÉ n'iNSTrUCTION PUBLIQUE

nation est intéressée à la divulgation dos connaissances: elle peut facilement, par Timpôt, faire contribuer les riches aux dépenses publiques: réconomie que préconise Talleyrand serait peu importante, et il est mauvais d'établir un lien de dépendance entre les professeurs et leurs élèves les plus fortunés, de partager les écoliers en classes. L'idéal des deux hommes n'est point le même. Condorcet est un esprit épris de liberté, Talleyrand un pur utilitaire. Le premier vise surtout à former des intelligences libres, le second des citoyens utiles à TËtatet dévoués à ses lois. La difTérence des deux objectifs éclate surtout dans les chapitres consacrés à l'étude des lois constitutionnelles. Condorcet veut (jue le maître enseigne la constitution comme un fait, Talleyrand, comme un dogme. Le premier, imbu de Tidée du progrès, incilr les jeunes gens à la critique ; le second veut instituer dans l'école un catéchisme politique.

Condorcet estimait donc (|ue le plan de Talleyrand ne pouvait être accepté sans de graves modilications, et que dès lors, mieux valait faire une (i'u\re entièrement originale. Un de ses collègues, Jean de Hry, émit un avis analogue. Le procès-verbal du comité ne nous informe point des objections (|u1l formula contre le rapport de révr<[ue d'Autun ; mais les principes qu'il a développés dans son traité pédagogique suppléent à cette lacune: l'homme <|ui obligeait les enfants à étudier dans la première année du cours <rélu(les supérieur, les Oraisons de Déniostbène et de Cicéron, les Tropes de Dumarsais, rF]mile, les Plaidoyers de Mauleon, c'est-à-dire la rhétorique et les lettres, dans la seconde les sciences, dans la Iroisiènuî la |M>ésie, la dramatique, dans la (piatricme l'hisloin* oi la géographie, dans la cinquième la p4)litiqur, dans la sixième la philosophie, ne pouvait accepter les vues novatrices de Talle>rand '. Attaqué vigoureusement, le projet de celui-<'i ne senihle pas avoir rencontré de défenseur, et ce fut sans déhat notable <|ue le comité le tint pour caduc et non avenu.

II. -- Le comité se dix Isa vn un certain nombre de section^ • la plus importante élail la Iroisieine, chargée d'étudier le pl^*^ général de la fiilure instruction publi(|ue : de ses décisions de\ai^'"*

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