‹ Condorcet et la révolution françaiseChapitre 341 sur 520 · Sole. (KiiM'es. VII, ;> rLs · texte numérisé non relu

Sole. (KiiM'es. VII, ;> rLs

5. Projet de décret, titre Vlil, ilans le Rapport (êilil. Compayré), 92-93.

LES MÉMOntES ET LE PROJET DE DÉCRET 373

I Ce n'est pas à dire qu'on ne puisse relever entre les Mémoires I et le projet de décret des différences, dont quelques-unes sont intéressantes. Dans le second de ces documents, les écoles secondaires ne conservent pas tout à fait Torganisation qu'elles avaient dans le premier ; la distinction de deux enseignements parallèles, Tun commun, Tautre spécial a disparu. De même, Condorcet a été obligé de.teire aii latin £lus de place qu'il ne comptait d'abord; il Ta inscrit au programme des instituts. Dans ses Mémoires, il se prononçait en faveur d'un lycée unique ; il propose au comité d'en instituer plusieurs. La société nationale ne se composait en 1791 que de trois classes; en 1792, elle obtient une quatrième section. La hiérarchie universitaire est devenue plus forte, mieux marquée ; l'Université future ressemble davantage à une corporation. Condorcet a-t-il apporté de lui-même ces changements à son plan primitif, ou bien a-t-il dû s'incliner devant la volonté de ses collègues de la section du plan général ? La question est insoluble, et ne présente d'ailleurs qu'un intérêt de détail. Les modifications que nous venons de signaler sont relativement peu considérables; et, à supposer que Condorcet ait du les subir, il n'en est pas moins vrai que, sur tous les points essentiels, sur les grandes lignes et même sur les détails importants de l'organisation future, sa pensée a prévalu intacte, et le projet de décret qui fut soumis au comité est bien l'œuvre personnelle de l'auteur des Mémoires.

m. — La discussion du projet s'ouvrit le 4 février 1792. Le comité, négligeant provisoirement l'article i"^', accepta, le 10, les trois suivants'*^. L'établissement d'écoles primaires, secondaires, et de collèges ou instituts était regardé par tous les réformateurs comme nécessaire, et ne pouvait soulever de vive opposition. 11 n'en était pas de même des lycées: l'article V, qui en consacrait le principe, fut violemment critiqué, et le débat se continua le 13 février. Carnot prétendit « que l'établissement des lycées était surabondant et ne répondait à aucune des parties divisées du royaume ' ». Arbogast répliqua que « toutes les divisions de l'Empire n'étaient point calquées les unes sur les autres, et que, puis-

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