Monileur, XIH
:\. Prorès-verbal de la Commission^ 25 juillet. Patriote français, 27 juillet 1792, 105-106.
4. Moniteur, XIII, 252-253. La Chronique insiste sur le mol dernière. Chronique de Paiis, juillet 1792, 833 et 838.
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La commission adopta le texte de Condorcet, et Guadet fut chargé de le lire à la tribune; mais. la Législative n'approuva point la démarche, à laquelle les Vingt et Un la conviaient. « LWssemblée nationale, dit le Patriote français, n'a jamais accueilli les projets d'adresse, quoique la plupart de ceux qui ont été présentés soient remplis d'énergie et d'un véritable talent. Celle qui a été lue aujourd'hui méritait un autre accueil... Mais les patriotes ardenls ont rejeté cette mesure parce qu'ils désespèrent de la conversion du roi, et le coté droit, parce qu'il craint <|ue cette adresse ne le convertît i. » Ainsi la coalition des partis extrêmes pouvait disposer de la majorité dans la Législative, et dès lors la politique prudente et modérée de la commission était condamnée à l'avance. Rrissot lui-même, qui monte à la tribune pour défendre l'œuvre de Condorcet, est obligé de reconnaître que le vote de l'adresse ne remédierait en rien aux dangers de la stiuation, au trouble des esprits. On accuse le roi de trahison ; la question est posée, le procès est ouvert, les échappatoires et les faux-fuyants ne conviennent plus. Hrissot ne veut ni de la suspension de Louis \VI. ni de la convocation des assemblées primaires ; il demande aux Vingt et Vn de se transformer en un jury d'instruction, de rechercher les preuves de la culpabilité du monar(|ue, et d'examiner en même temps les divers problèmes que soulève la question de la déchéance.
La commission voulut être prête à toutes les éventualités ; elle chargea Vergniaud de rapporter la proposition de Brissot, et Bigot d'éliidier les moyens d'accélérer la marche de la Haute Cour. xMais le choix des rapporlem's, et la suite des procès-verbaux prouvent (|ue le procès et la condamnation du roi ne lui paraissaient pas le but essentiel a atteindre. Klle entendait continuer son systèuM» politi(|ue, remettre la machine gouvernementale en état de fonctionner malgré les trahisons et les résistances du roi ; elle \oulait, sans sortir des limites constitutionnelles, annuler le pouvoir, et non changer la |)ersonne du souverain. Pour parvenir à ce résultat, elle reprit à son compte le programme de son présidenl. Celui-ci présente à ses collègues, le 20, un «proje( (le décret sur les mesures à |)rcndre en ce moment pour sauver