‹ Condorcet et la révolution françaiseChapitre 382 sur 520 · Chronique rie Paris, 5 août 1792, p · texte numérisé non relu

Chronique rie Paris, 5 août 1792, p

2. Cf. discours <iii 23 juillet {Moniteur, XIII, p. 218-220).

A. il (îsl à remarquer que Vergniîiud, à la dilTérence de Condorcet et de Hrissol, c^l lonslainineut épargné par les Lameth. Peut-être son attitude à la tiu de juillet 179*2 explique-t-eile le traitement de faveur dont il est l'objet.

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chement aii\ défenseurs de la liberté : il eût voulu que la Lé|gislative tentikt auprès du roi une démarche suprême, et ne prononçât la déchéance qu'en cas d'irrémédiable nécessité. « Vergniaud, écrit Pellenc, aurait voulu que la déchéance n'eût été prononcée (|u'au moment où les ennemis seraient à quinze lieues en deçà des frontières. Alors, disait-il, nous ferons sentir au peuple qu'il a été impossible de conserver pour roi celui, au proflt duquel les puissances déclarent faire la guerre... En attendant, il faut voir si on ne pourra pas obtenir du roi, par terreur, les avantages que produirait la déchéance ^ » Ainsi la commission se trouvait divisée en deux factions, et par là s'explique le choix singulier de deux rapporteurs.

Celle résistance des modérés et des timides fut fortifiée par deux événements : la pétition de la section de Mauconseii et le bruit de la fuite du roi. La section de Mauconseii, abjurant une pallie du serment civique, déclara, le 3 août, qu'elle ne reconnaîtrait plus Louis XVI pour roi. La Législative accueillit avec indignation cet arrêté qu'elle jugeait attentatoire à ses droits, et d'un dangereux exemple pour l'ordre public. Elle le déféra à sa commission exlraordinaire qui s'occupa de l'affaire dans sa première séance du 4 août. La discussion semble n'avoir point été longue, (iuadot fut à peu près seul à défendre l'acte de la section : il aurait soutenu qu'il fallait bien que quelqu'un commençât^. Vergniaud réfuta son argumentation, et ses collègues Tapprouvèrcnt \ Même ceux qui, comme Condorcet, voulaient la déchéance, blâmèrent une démarche qu'ils jugeaient funeste et anarchique '\ L'arrêté de la section de Mauconseii fut cassé parla Législative sur le rapport de Vergniaud, mais l'incident, bien (ju'il eût été court, et n'eût point comporté de conséquences fâcheuses, impressionna forlement la commission ; il montra à (juel <legré d'exaltation, à quel mépris de la légalité en étaient

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