ilagaii et Indicateur, ibid
4. Vlndivateuv dit à tort que Condorcet fut de l'avis de Guadet; Condorcet blâma catégoriquement Tarrôtè de la section dans la Chronique du b .loût, p. 870. Le rédacteur a confondu probablement rapprobalion que Condorcet a donnée au fond, avec l'approbation qu'il aurait donnée aux termes de la pétition.
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venus beaucoup de citoyens, et les timides eurent peur, plus que jamais, d'un bouleversement général.
Au moment d'ailleurs où les Vingt et Un hésitaient si fort à frapper le roi, le bruit leur parvint que, selon toutes probabilités, la fuite de Louis XVI rendrait sa déchéance inutile ou sans danger. Depuis Varennes, les journaux avaient périodiquement entretenu leurs lecteurs de projets de départ ou d'enlèvement du roi. Des rumeurs analogues circulèrent au début d'août, et nous savons aujourd'hui qu'elles étaient fondées. Lafayette et Liancourt, indignés de la conduite de l'Assemblée nationale, conseillaient au monarque de les rejoindre dans leur camp. Liancourt notamment disposait tout pour recevoir Louis XVI à Rouen*. La commission des Vingt et Un délibéra immédiatement sur les mesures à prendre, au cas où les informations qu'elle recevait seraient démontrées exactes par l'événement. Loin de contrarier le départ du roi, Condorcet eut voulu qu'on le facilitât; c'était, d'après lui, la sohition idéale du problème. Cette nouvelle fuite dessillerait les yeux les plus fermés ; le trône étant vide, l'Assemblée ne pourrait se dispenser de régler la (piestion de la succession, ou, si elle s'estimait incompétente, de convoquer une Convention nationale,
d'organiser un gouvernement provisoire ■'^. Mais les commissaires ne purent se mettre d'accord ; ils ajournèrent leur décision au moment où ils se trouveraient en présence du fait accompli^.
Aussi la commission était-elle encore fort divisée et hésitante (juand, le 0 août, elle aborda le débat décisif sur la déchéance de Louis \V1. (iensonné, un ami de Guadet, de Vergniaud, prit la parole, et son intervention, qui fut, d'après plusieurs témoignages, absolument capitale, est d'autant plus remarquable qu'il ne faisait point partie des Vingt et Un*. U se prononça en faveur ' (Tune mesure, qui, d'après lui, devait échapper à tous les reproches et calmer tous les scrupules, qui était strictement constitutionnelle, la suspension (hi roi. La discussion de la motion de (iensonné se prolongea durant deux jours. Elle fut interrompue.