‹ Condorcet et la révolution françaiseChapitre 392 sur 520 · Ibid., W · texte numérisé non relu

Ibid., W

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œuvres publiées alors ou depuis, les diverses Adresses «iiic Condorcet soumit à Tapprobation de ses collègues, les articles de la Chronique, la Justification qu'il écrivit à la fin de sa vie nous fournissent tous les renseignements nécessaires à notre thèse.

La Législative avait décrété la formation d'un Conseil exécutif provisoire dont les membres seraient élus par elle. Gondorcet proposa Monge pour la marine * ; et, quand il fut question de la justice, il donna sa voix h Danton. « Il fallait, écrivit-il plus tard, un homme, qui eût la confiance de ce même peuple, dont les agitations venaient de renverser le trône; il fallait, dans le ministère, un homme qui, par son ascendant, piH contenir les instruments très méprisables d'une révolution utile, glorieuse et nécessaire ; et il fallait que cet homme, par son talent pour la parole. par son esprit, par son caractère, n'avilît pas le ministère, ni les membres de l'Assemblée nationale, qui auraient à traiter avec lui. Danton seul avait ces qualités ; je le choisis et je ne m'en rcpens point... Le principe de n'agir qu'avec le peuple et par lui, en le dirigeant, est le seul qui, dans un temps de révolution populaire, puisse sauver les lois; et tous les partis qui se sépareront du peuple, finiront par se perdre et peut-être par le perdre avec eux ^, » Ainsi Gondorcet voudrait que la Législative se rapprochât des hommes du 10 août, se réconciliât avec eux, et que. tranquille sur les dispositions de la capitale, elle put se livrer en paix à ses travaux. Mais il redoute aussi que les insurgés ne soient tentés d'abuser de leur victoire et ne prétendent dicter la loi aux représentants de la nation. Dans la Chronique du 14, il s'élève avec v(''hén)ence contre la demande des sections de constituer la liante Cour avec leurs délégués. Il déclare « que les départements suivront volontiers la capitale «luand celle-ci leur donnera une impulsion utile au bien public, mais qu'ils verraient avec peine tout acte émané de Paris qui serait une atteinte à la souveraineté générale et indivisible de la nation. Il ne suffit pas que le corps législatif soit libre, il faut qu'il paraisse tel, et que t(nites les parties de l'empire en demeurent profondément convaincues. C'est à cette condition seule que Paris peut conti-

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