PROFESSION DE FOI
de leur nouveau représentant*^ Le Loiret, la Sarthe, TAisne l'envoyèrent aussi à la Convention '. Il opta pour FAisne, son pays natal.
J'espère, écrivit-il à ses électeurs, avoir dans la Convention la même <;onduite. Mandataire du peuple, je ferai ce que je croirai conformée s^s vrais intérêts ; il m'a envoyé, non pour soutenir ses opinions, mais pour exposer les miennes ; ce n'est point à mon zèle seul, mais k mes lumières qu'il s'est confié, et l'indépendance absolue de mes opinions est un de mes devoirs envers lui.
Je ne serai d'aucun parti comme je n'ai été d'aucun jusqu'ici. Je m'étais lié dans l'Assemblée nationale avec un petit nombre d'hom- , mes justes, éclairés, incorruptibles, zélés défenseurs des droits du peuple ; presque tous sont de la Convention et je resterai leur ami. J'y joindrai quelques membres de l'Assemblée constituante, quelques hommes nouvellement appelés à représenter la nation ; mais nous ne serons point un parti, car aucun de nous ne voudrait ni souffrir des chefs, ni en jouer le rôle. On a parlé du département de la Gironde, et il est vrai que cette députation renfermait une collection rare d'hommes purs, d'un mérite distingué ; il est vrai qu'ils étaient d'avance unis entre eux par l'amitié et par l'estime, que Brissot et moi avons été admis dans leur société presque dès les premiers jours de l'Assemblée législative. Mais je demande si Guyton, Prieur, Carnot (?), Lasource, Reboul, Arbogast, Couthon et 20 autres, que je pourrais citer, n'ont pas constamment marché sur la même ligne que nous, sans être de la même société. On a parlé de la nomination du ministère qui remplaça celui de l'Assemblée constituante ; mais, au moment où le ministère se forma, aucun de nous n'avait le moyen direct ou indirect d'influer sur la chose. Dumouriez se fit nommer, et put sans doute s* appuyer de ses liaisons avec un ou deux de nous comme d'un motif de le choisir; les autres choix furent son ouvrage.