Ibid.j XX
3. Lanthenas était au fond, comme Durand de Maillane, opposé à l'extension de la gratuité de tous les ordres d'enseignement. Cf. ibid., xxii-xxiii.
496 DANS l'attente
de liquider le procès de Louis XVI ; et après avoir décrété Timpression des rapports de Homme et de Gondorcet, elle ajourna indéfiniment la question de rinstruction publique '.
Le 17 février, le comité n'avait obtenu encore aucun résultat. Les principes qu'il avait soutenus rencontraient une opposition de plus en plus vive ; après les votes de la Convention, il sentait son autorité fort réduite : on comprend qu'il ait voulu relever celle-ci, en se renforçant de quelques personnalités éminentes: le 26, il demanda à la Convention de lui adjoindre les membres qui, ayant été élus aux deux comités, avaient opté pour celui de codstitution, maintenant dissous. L'Assemblée déféra à sa requête-; et, le 28, Siéyès, Barère, et Condorcet reçurent à nouveau le mandat, qu'ils avaient refusé quatre mois auparavant *. Mais, de ces trois surnuméraires, un seul, Siéyès, joua un rôle vraiment actif et important ; le pian qui sera présenté à la Convention le 6 juillet fut certainement inspiré par lui ; Condorcet, au contraire, semble n'avoir eu aucune initiative, aucun crédit. Sans doute, du 25 mars au 5 avril, nommé au comité de défense générale, il s'absente de celui d'Instruction publique; mais, avant le 25 mars, après le 5 avril, qu'a-t-il fait? Le procès-verbal reste en général muet sur son compte. Son nom n'apparaît qu'en deux circonstances : le 4 mai, il s'inscrit avec Rabaut, Romme, Ché nier et Wandelaincourt sur la liste des candidats qui se préparent à présenter des plans sur l'éducation physique et morale^ ; le 0 juin, il est chargé avec Chcnierde rédiger le projet de décret relatif à la fédération conmiéniorative du 10 août*. Il n'a point été élu président, ni vice-président, ni rapporteur. Pourquoi celte
1. Condorcet fit réimprimer son Rapport, sans rien changer au texte: mais il y ajouta des notes assez étendues où il rérutait les attaques dirigées contre son (cuvre. Une de ces notes est relative à la création d'une chaire de calcul appliqué aux sciences morales et politiques (Rapport. yS-lOi); une autre (note 7) traite de la gratuité de Tinstruction {iùùi.^ Ii3- 130); une troisième (noie J) de Futilité et de Tinnocuilë des sociétés savantes 'ibirL, 130-134). Ces additions sont intéressantes au point de vue pédagogique; mais Condurcet n'a point changé le moins du monde d'avis : il maintient entièrement ses conclusions d'avril 1792, et c'est pourquoi nous avons jugé inutile d'insister sur ces documents.
*2. (iuillaume. Procès-verbal^ 1, vui-ix.