Ihid.^ ibid
4. Ibid. il existe iinn aiilre version, mais qui n'est appnyi;e sur aucun témoignage st;ricux et qui se heurte à «los contratlirtions matérielles. n*après elle, Marcoz aurait rencontré et reconnu Condorcet, mais se serait tu. I,e fait que Marcoz a conversé souvent avec Condorcet, et lui a prêté des livres, renverse celte légende,
5. Marcoz était autrefois professeur de mathématiques au collège de Chambéry.
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indications. Ce qu'il faut noter ici, c'est que Condorcet, au moment monie où il se sent perdu, garde sa sérénité et sa confiance dans Tavenirde la France et do la Hévoldtion*. Peu à peu, Tespoii* lui revint (récliapper à la haine de ses ennemis. Les jours se sui\ aient sans qu'on FarrctAt. Sa feninie s'était d'abord prudemment conlinée à Auteuil, de peur d'être suivie. Quand elle jugea tout danger écarté, elle se rendit à Paris et, sous un déguisement, rendit visite à son mari : dès lors, elle fît régulièrement, deux ou trois fois par semaine, le voyage de la rue Servandoni, et Condorcet fut tenu au courant de l'existence de sa fille qu'il adorait. Sur les instances de sa femme ^, il se décida à interrompre son mémoirejustificatif pour composer un autre ouvrage dont la pensée le hantait depuis longtemps déjà, un «c Tableau» général des {H'Ogrès de l'esprit humain. Il n'entre point dans le cadre de notre livre d'analyser en détail cette œuvre si célèbre et si digne de l'rtre ; il convient toutefois de préciser en quelques mots l'histoire de sa genèse et de montrer l'état d'esprit qu'elle trahit. On a cru trop souvent (pie Condorcet avait écrit son Tableau, sans préparation, sans notes, sans livres, de mémoire : cela n'est point exact. Condorcet avait de[)uis longtemps réfléchi à cet ouvrage (|ui lui paraissait si utile et dont, en sa qualité de secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences, il devait être un des principaux rédacteurs. Il ne s'était pas borné à méditer le dessin et le sens général de l'ouvrage ; il avait, d'assez bonne heure, probablement après l'échec du mouvement républicain, commencé à rîissemhler les matériatix nécessaires; et c'est ainsi qu'on trouve à l'Institut une série de notes sur les philosophes de l'antiquité, sur les diverses découvertes de la physi(|ue, qu'il nous parait bien dinirile, \u leur étendue et leur précision, de dater de la période (le capii\ilé. Admettons toutefois que nous nous trompions; les documents aux(piels nous avons fait allusi(m prouvent du moins (|ue Condorcet n'a point écrit son (euvre sans le secours d'aucun livre et, en elIVt, nous savons déjà (ju'il put aisément se documenter. Il était arri\é rue Servandoni sans papiers ni volumes': un pa(|U('t aurait retardé sa marche cl attiré sur lui l'attention;