‹ Conducteur général de l'étranger a ParisChapitre 25 sur 114 · CINQUIÈME ARRONDISSEMENT · texte numérisé non relu

CINQUIÈME ARRONDISSEMENT

(Faubourg Saint-Denis.

Porte Saint-Martin.

Bonne-Nouvelle.

Montorgueil.

ÉDIFICES, LIEUX ET CURIOSITÉS REMARQUABLES

la Porte Saint-Denis. — La Porte Saint-Martm. 1 Théâtres de la Porte Saint-Martin et de l’ Ambigu. — lia Fontaine du boule vart 33ondy.

Paroisse* Succursale.

Église Saint-Laurent. Saint - Lazare.

Mairie, rue Thévenot, n° 24.

Porte Saint-Denis.

Ce monument fut construit en 1672, au frais de la ville de Paris, sur les dessins de François Blondel. Les sculptures qui le décorent sont de Michel et François Auguier. . /

Cette porte, qui est un véritable arc de triomphe, est sur la rue Saint-Denis, qui lui a donné son nom, entre le faubourg et la ville, dans un endroit qui lui est peu favorable ; le boulevard s’élevant assez rapidement des deux côtés.

La fierté de l’attitude, l’heureux balancement des

masses et la richesse des sculptures font regarder cet arc de triomphe comme le plus parfait de tous ceux qui ont encore existé. Ses deux grandes faces présentent un carré parfait, ayant 72 pieds de large sur autant de hauteur. L’arcade, dont le monument est percé, a 25 pieds de large et 42 pieds 10 pouces de hauteur^ mesurée au-dessous de la clef; les piédroits sont percés de deux petites portes d’environ 1 toise 8 pouces, ces petites portes sont pratiquées dans les soubassemens de deux sortes d’avant-corps, couronnés par deux pyramides auxquelles sont suspendues des armes antiques de toute espèce , sculptées avec une vigueur et une richesse admirables : des globes fleurdelisés ornent les pointes des pyramides; les flânes du monument sont tout uïiis, l’un d’eux est percé de petites fenêtres qui éclairent un escalier par lequel on monte sur la plate-forme qui couronne l’édifice.

Du côté de la ville , on voit aux pieds des pyramides deux figures plus grandes que nature ; l’une est celle d’une femme , représentant la Hollande, dans l’attitude d’une personne gémissant sur les pertes et les humiliations qu’elle a éprouvées; l’autre figure s’appuie sur un gouvernail d’une main , et tient de l’autre une corne d’abondance.

Le bas-relief que l’on voit au-dessus de la porte, dans une table rectangulaire, représente Louis XIV présidant au passage du Rhin par ses troupes.

La façade qui regarde le nord se compose de membres d’architecture semblables à ceux de la précédente, seulement on voit des lions aux pieds des pyramides, au lieu, de figures humaines. Le bas-relief qui est audessus de la porte montre la prise de Maëstncht.

On a beaucoup loué les sculptures de la porte Saint- Denis, on le devait quant à l’exécution...., mais elles manquent presque tout-à-fait de fidélité ; les soldats de Louis XIV y sont représentés vêtus à la grecque ou à la romaine , assis sur des chevaux , sans étriers ; le roi n’a de moderne que sa perruque, de façon que le monument qui nous occupe pourrait passer, sans beaucoup de difficulté, pour un arc de triomphe élevé à la gloire de quelque empereur romain.

On a aussi blâmé avec raison les pyramides en relie!

qui sont en avant des piédroits : l’intention de l’architecte était, cela n’est pas douteux, de les faire servir comme supports isolés de la construction principale , qui l’annonceraient par les riches dépouilles dont ils auraient été chargés : malheureusement leur saillie ne fait pas assez d’illusion ; on ne voit que trop que ces pyramides sont presque entièrement noyées dans le mur, ce qui cause d’autant plus de peine que le plan de cet édifice n’a pu être conçu que par un homme habile et réfléchi.

La porte Saint-Denis avait éprouvé plusieurs dégradations, soit par l’effet des injures du temps ou de la méchanceté des hommes, lorsqu’on la fit parfaitement restaurer sous Napoléon ; l’inscription Ludovico Magko (à Louis-le-Grand} , fut replacée en lettres de bronze doré. On raconte à ce sujet que Napoléon en manifesta son mécontentement dans une promenade qu’il faisait dans Paris. Pour lui donner une sorte de satisfaction, sans néanmoins laisser paraître trop de susceptibilité en effaçant l’inscription, on lui donna la couleur du bronze.

Les alentours ae cet arc de triomphe étaient naguère si tortueux et si resserrés , que la foule ne pouvait y circuler sans éprouver de l’embarras ; on vient de les étendre considérablement, en abattant plusieurs mair sons.

Porte Saint- Martin.

Deux ans après l’érection de l’arc de triomphe de la porte Saint-Denis , la ville de Paris en fit construire un autre, également sur le boulevard et la rue Saint- Martin qui passe sous sa principale arcade. Comme de raison, celte porte est encore à la gloire de Louis XIV, en mémoire des conquêtes qu’il venait de faire et des victoires qvi’il avait remportées.

Le monument de la porte Saint-Martin est construit! sur les dessins de Pierre Bellet, élève de Blondel, auteur de la porte Saint-Denis. Il a cherché à paraître fe moins possible imitateur de son maître. Sa porte est percée de trois arcades, dont celle du milieu a 15 pieds de large et le double de haut j les deux latérales ont 8 pieds de large et 16 de haut.

Le monument pose sur un soubassement en bossages qui s’élève ju&qu’à l’imposte de la grande arcade. C’est dans ce soubassement , et au-dessous de cette imposte que sont percées les petites arcades. Un grand entablement surmonté d’une attique couronne toute la construction. Les bossages continuent dans toute la hauteur des flancs, ils ne sont interrompus, sur les grandes faces, que par deux, bas-reliefs, sculptés à la droite et à la gauche de l’arc de la grande porte.

Du côté de la ville, ces bas-reliefs représentent Louis XIV assis sur un trône. A ses pieds est une femme à genoux qui lui tend les bras et lui présente le traité de la triple alliance.

Dans l’autre bas-relief, qui fait pendant, Louis, dans l’attitude d’un Hercule, nu et armé comme lui, foule des corps morts, tandis que laVictoire lui pose une couronne sur la tête. L'intention de ce bas-relief est de rappeler la conquête de la Franche-Comté.

Du côté du nord, les bas-reliefs sont destinés à perpétuer la mémoire de la prise de Limbourg et de la défaite des Allemands.

Cet arc de triomphe a été l’objet du mépris de beaucoup de gens, et même des éloges de quelques-uns ; de M. Dulaure, par exemple, qui le mettrait volontiers au-dessus delà porte Saint-Denis, moyennant, à la vérité, les concessions que l’attique ne serait pas si éle vée, et une certaine architrave entre la corniche et les bas-reliefs....

Quant à nous, il nous semble que le monument est fort médiocre. Otez les bas-relifs , qu’est -ce sinon la partie un peu distinguée d’une forteresse.

Ce monumeut, dont la hauteur et la largeur sont de 54 pieds, tombait eu ruines lorsqu’il fut entièrement restauré en 1819. On eût mal fait de le rebâtir à neuf; on ne fut pas blâmable de l’avoir rétabli.

Les portes Saint-Denis et Saint-Martin servirent de point d’attaque et de défense en juillet 1850 ; le peuple était monté sur leurs plates-formes , d’où il faisait pleuvoir les tuiles et les pierres sur les troupes de Charles X. Ces monumeus offrent encore les traces des projectiles qui les ont plus ou moins mutilés.

Théâtre de la porte Saint-BSartin.

La salle de l’Opéra ayant été incendiée, pour la remacer on construisis dans le court espace de 15 jours, .a tste salle de la Porte Saint-Martin. La façade de cet lifice, qui donne sur le boulevart, n’est point denirvue de mérite * elle a de l’élégance et de la variété : i„ . construite en pierre de taille.

Ce théâtre existait autrefois sur le boulevart du lemple; ayant été incendié* on le reconstruisit sur le

boulevart Saint-Martin. ,

L’édifice n’est pas sans goût, mais il n a rien de monumental.

Fontaine du boulevart Bondy.

circulaire s’élève une pyraau nombre de cinq ,

tombe

1 ; , toujours en nappes

la dernière alimente le reser-

„ivisent les bassins intermédiaires en aies. Sur chacun de ces socles sont assis gueule jaillissent des

est digne d’attention que par là dont elle est inondée , car lorsle monument qui la représente est

Au milieu d’un bassin mide composée d’autres bassins, dont les plus petits sont en fer. t

L’eau s’élançant du sommet de la pyramide en cascade d’un, bassin a lautte ,

circulaires, de façon que - - —

voir proprement dit Quatre, socles di quatre parties égal deux lions en fer fondu : de leur g jets d’eau.

Cette fontaine n grande quantité d’eau qu’elle est à sec , .

infiniment au-dessous du passable

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