‹ Conférence de la fable avec l'histoire sainteChapitre 18 sur 63 · XIV. MINERVE · texte numérisé non relu

XIV. MINERVE

Mi

.ixerve est la Déesse de la Sagesse, et la Sagesse ellemême , engendrée et sortie du cerveau de Jupiter, véritablement semblable à lui , point différente de l'esprit et de l'intelligence de ce Dieu Souverain. Elle est sans mère , et unique ; elle est avant tout ce qui a été fait. Elle est la puissante , la terrible , et l'invincible Déesse des armées. C'est elle seule qui inspire , conduit et fait exécuter tous les desseins sages , justes et vertueux. Les personnes sages et prudentes ne font et ne peuvent rien sans son assistance immédiate et continuelle. Elle est l'inventrice et la Déesse des sciences , des arts , de toutes les connaissances ; elle seule peut les enseigner , et l'on ne peut les apprendre que par elle.

Tous ces attributs méritent d'être considérés et justifiés dans le détail , et ne peuvent mieux l'être que par les significations des divers noms donnés à cette Déesse pour les désigner , et par tout ce que nous en ont enseigné les premiers et meilleurs Auteurs de la Théologie Païenne.

Hésiode , dans sa Généalogie des Dieux (1) , conte que Jupiter , qui est le Dieu souverain , produisit de sa seule intelligence , qui n'avait encore rien produit, et engendra de son cerveau Minerve, appelée aussi Tritone , ou Trilogcnie , du mot Grec Trito , qui veut dire la tête ;

(1 ) Depuis le •vers 886 jusqu'au 924e.

66 CONFÉRENCE DE LA FABLE , etc.

forte, puissante, terrible, aussi puissante, aussi sage et intelligente que lui-même. (1)

Pin cl are , dans l'Ode septième de ses Olympiques , pour chanter l'Ile de Rhodes favorisée de Minerve par les beaux-arts qui y florissaient , dit que le grand Roi des Dieux y avait tomber une pluie d'or, lorsque, par un coup de hache donné par Vulcain, il avait fait sortir du plus haut de son cerveau la Déesse Minerve, (a) C'est de ce rare accouchement que Lucien s'est joué dans un de ses Dialogues entre Jupiter et Vulcain.

Pindare explique la fiction de la pluie d'or tombée à la naissance de Minerve dans l'Ile de Rhodes , quand il ajoute que les Rhodiens , par un don de cette Déesse^ surpassaient tous les autres mortels par les beaux ouvrages de leurs mains (5) , que leurs rues étaient chargées de Statues qui paraissaient animées et prêtes à marcher; que la gloire de cette Ile en devint si éclatante , qu'il semblait , ( disait une antique tradition , ) que Rhodes, autrefois cachée et ensevelie dans les profonds abîmes de la mer , eût été , par la force d'une parole de Jupiter , élevée au-dessus des flots et des autres Iles. (4)

Cette pluie d'or dans Rhodes , lorsque Minerve sortit de la tête de Jupiter, est aussi marquée dans Strabon (5) ; et le Poète Claudie'n (6) la chante comme une ancienne tradition , qu'il croit fabuleuse. On avait dit de ce don d'exceller dans les arts, fait à cette Ile, qu'il y avait plu de For, comme on a dit d'un pays fertile et abondant, qu'il y coulait des ruisseaux de lait et de miel ; et de la protection de cette Déesse , comme il avait été écrit , que l'acquisition de la Sagesse surpassait le prix de tout l'or qu'on pouvait acquérir. (7)

Il ne faut pas attendre d'avoir parcouru tous les attributs de cette Déesse , pour en marquer les rapports avec le Divin original dont elle est une image ; ces rapports saisissent l'esprit au premier coup d'œil qu'on jette

(1) Primant ex capitevirgincm, Tritogeniam par habentem pat ri robur et prudens consilium. v. 895 et 896. Acrcm clucem exercitus , indomitam. v. 92ft et 925.

(2) Quando Vulcani arte œreo bipenni , Miner va ex supremo patris vertice prosiliit. Pindare , Olymp. Ode 7.

(3) Ipsa eœsiis oculisdea prœbuit illis ut in omni arte prccstantis.iinâ operâ manuumsuarum mortales reliquos superarent. Dans la même Ode.

(il) Vice urbis ferebant opéra similia liominibus vivis et gradientibus s un de fueral gloria ingens ; narrabant verô prisci liominum sermoncs in profundo maris Rhodum fuisse saisis profundilatibus occultatam, tandem verbo caput exlulisse. Dans la même Ode.

(5) Au 14. Hv. de sa Géographie.

(0) Au 3. Hv. des louanges de Slilicon. v. 226.

(7) El attulit sapimliam super aurum electum. Ch. 3. y. 30 du Prophète Baruch.

\[\. Minerve.

sur celle copie, quelque imparfaite et défigurée qu'elle soit. Dès le premier trait , où l'on voit Minerve sortir du cerveau du Dieu suprême sans aucune mère, dès lors dans toute sa perfection (comme elle était représentée dans une Statue qu'on honorait à Athènes) (i), et qu'on la reconnaît pour l'Intelligence et la Sagesse de ce Dieu, avant et après être sortie de sa tête , il n'est pas possible que d'abord la génération du Verbe éternel , Sagesse incrééc, émanée du Père par voie de connaissance, Lumière delà Lumière, Dieu de Dieu, ne se présente à l'esprit , et ne se fasse reconnaître dans cette image.

Ce que les Poètes y ont ajouté, que Jupiter s'était fait fendre la tête d'un coup de hache parVulcain (2) , montre seulement qu'ils n'ont pu concevoir cette génération véritablement ineffable (5) , et ne fait que confirmer la vérité de l'original, qui s'est conservée dans leur copie, sans qu'ils en aient pu comprendre le mystère.

Cette naissance de la tête de Jupiter , est même prise de nos saints Livres , où la Sagesse divine dit elle-même qu'elle est sortie du visage, de la bouche ou de la tête du Très-Haut , avant tout ce qui a été créé. (4)

Le nom de Minerve , que les Grecs donnèrent à cette Déesse, signifie puisée , tirée, (comme l'eau , d'une fontaine , et le rayon , du Soleil ) et demeurant une même chose avec celui duquel elle est pnisée ; il est composé des mots Grecs , Eruon , qui veut aire puisé , et Min qui veut dire être le même , la même chose.

Son autre nom Grec était Athéné , que quelques-uns ont dit être pris d'Athclé , pour dire qu'elle n'avait pas eu besoin d'êlre allaitée ; parce qu'elle était sortie de son père aussi grande que lui et dans un âge parfait : mais Platon , dans son Dialogue de la juste raison des noms (5) , dit que les Anciens , qui avaient porté plus haut leur intelligence, avaient appelé Minerve, Athènes, c'est-à-dire , l'Esprit et la Pensée de Dieu même , l'Intelligence divine, et qu'ils avaient formé ce nom d Atheon ou Atkconê , qui veut dire la Connaissance divine.

Le même Platon , dans le Philèbe , ou du souverain Bien , dit que celte Intelligence n'est autre que la Vé-

(1) In Alheniensium arec inter alia signa est Minerva de Jovis verlicc promeus. Pausanias , in Atticis.

An quia decapitis fertur sine maire paternt

Vcrticeeum elypeo prosilnisse suo. Ovide , au 3. Iït. des Fastes.

(2) Vnlcanns Jovis capat securi percussil , de.que itlius verlice armai a l'atlas exsiluit. Apollodorc , liv. 1. de sa Bibliothèque, n. 8.

(3) Générât ionem ejus quis eiiarrabit. Isaie , cli. 53. v. 8.

(!\) Ezo ex orc AU issimi prodivi primo:, 'imita anieomnem créât uram. Eccli. cli. 2l\. c. 5.

(5) In Cratylo.

63 CONFÉRENCE DE LA FABLE , etc.

rite (0 , qu'elle en est l'expression la plus parfaite et la plus vraie.

Phornutus, dans son Traité de la nature des Dieux, dit , conformément à la pensée de Platon, que Minerve est l'Esprit et l'Intelligence de Jupiter , et la même que la propre Sagesse et prudence de ce Dieu sans aucune distinction. (,2) La Sagesse divine , dans le Livre qui porte son nom (3) , est appelée le miroir de la Majesté et l'image de la Bonté de Dieu ; comme saint Paul (4) appelle le Fils de Dieu la splendeur de sa gloire et la figure de sa substance.

Platon , dans le Dialogue de l'Ame (5) , ajoute que cette Intelligence a produit et orné tout l'univers. La Sagesse éternelle est représentée de même dans les Saintes Ecritures , on peut le voir au Chapitre troisième de Baruch déjà cité.

Lilio Grégorio Giraldi, célèbre par son érudition, a ramassé dans son Traité des Dieux des Gentils , uu grand nombre de noms qu'on avaient donnés à Minerve pour ses différens attributs , et qu'il a recueillis de Pausanias , qui rapporte le culte rendu à Minerve dans les divers lieux de la Grèce. Ces noms sont tous tirés des divers noms et attributs de la Sagesse divine.

Celui de Trlionla , ou Tritogenia , était un des plus ordinaires et des plus universels. C'était un monument de cette naissance singulière de la tête de Jupiter, du Grec Trito , la tête. Le lac Tritonide dans la Libye en avait pris son nom, parce qu'on disait que c'était là que cette Déesse , après être sortie de la tête de son père , avait paru pour la première fois sur la terre. (6) Démocrite a remarqué qu'on lui avait aussi donné ce nom du mot Grec , Très ou Tria , qui veut dire Trois , pour marquer trois dons qu'elle a faits aux hommes : la prudence dans les conseils , la droiture dans les jugemens , et la justice dans les actions ; ce qui convient très-particulièrement et uniquement à la véritable Sagesse éternelle.

Pausanias dit qu'on voit à Patras ., dans le Temple de Jupiter , une Statue qui le représente assis sur son trône

(1) Mens mit idem estquod veritas , mit omnium certè simillima atquc verissima. Vers la fin de ce Traité de Platon.

(2) Miner va est Joois intellect us , diversa non existais prudentiœ quœ Joui incst. Phornutus , de natura deor.

(3) Sap. ch. 7. \. 26.

(4) Chap. 1. de l'Epître aux Hébreux , v. 7.

(5) Mentem omnia exornare , omniumque causam esse. Plato , in Phaedone.

(6) liane et Pallas amat , patrio quod vertice nata , Terrarum primam Libyen , { nam proxima cœlo est , Ut probat ipse calor ) tetigit , etc. Lucanus.

i4. Minerve. Gg

avec Minerve à ses côtés (1) ; et ailleurs, le même Auteur fait mention d'une Statue de Minerve , sous un titre qui veut dire , assise auprès de Jupiter. (2)

Elle est aussi appelée d'un nom Grec Ametor , qui veut dire sans mère; et dans les hymnes d'Orphée, Monogenés , ou Fille unique du Dieu Souverain , sortie de sa tète ; la Prudence , et l'Inventrice des arts. Elle était aussi appelée Po/yoc/ios , c'est-à-dire, la Maîtresse qui conduit tout l'univers. (3)

Le premier de ces noms est celui du Verbe éternel Fils unique de Dieu (4) , et le dernier ne lui convient pas moins , puisqu'il soutient et gouverne toutes les créatures par sa seule parole. (5) Il y avait aussi à Erythrée, dit Pausanias (G) , un Temple de Minerve Poliade , c'est-àdire Gardienne de la Ville , avec une fort grande Statue , qui la représentait assise sur un trône et soutenant le ciel avec sa tétc.

L'invention des Arts attribuée à Minerve l'avait fait appeler par les premiers Athéniens Ergane (7) , qui signifie Présidente et Protectrice des ouvrages; nom qui convient particulièrement à la Sagesse divine ; de ce nom Grec sont venus le nom et la fable de la célèbre ouvrière Arachné, par la transposition d'une lettre , et sa métamorphose en Araignée par Minerve. La Ville d'Athènes, qui semblait être la première de l'univers pour les sciences et pour les beaux-arts , en avait pris le nom de cette Déesse. •

Le titre de Ugeia et Soteira , Conservatrice de la santé et de la vie des hommes (S) , que l'on donnait à Minerve , a un rapport assez sensible avec le Divin original. Elle était aussi appelée Mké (9) , la Déesse de la victoire ; Virgile la nomme la Décssedes armes , la Conductrice des armées. (10) Jephté appelait Dieu le Victorieux (u) , et lui attribuait la victoire ; David et les Juifs le chantaient de même (12), et il est appelé en plusieurs endroits le Dieu des armées. (10)

(1) In foro Jovis Olympii tcmplum est , seclet ipse in solio prope adsittentt Uinervâ. In Achaïcis.

(l!) Signum Miner cœ Pareœ ici est assidentissub Joue. In Laconicis. (3) Pausanias , in Laconicis.

('1; / nigenitus Dei Filins.

tans omnia verbo virtutissuev. Epitrc aux Hébreux , cli. 1. v. 3. (6) Pausanias, in Achaïcis.

(1) Pausanias , in AUicis.

usanias , in AUicis.

(91 Pausanias , in AUicis.

11 Irmipotens belli prœses Tritonia virgo. iEneis. 'nuis Dens nuster victor. Judic. c. 11. v. 2û. '" est Domine potenlia , ctgloria, atquc Victoria. 1. Paralip. cl!'.», v. 11. b '

(13J Dominas Dcus cxcrcituum. Exotl. 12. V. 41. et h. Kcg. cap. 3. v. k.

70 CONFÉRENCE DE LA. FABLE , CtC.

Pausanias raconte qu'il y avait à Tégée , ville de l'Arcadie , un Temple de Minerve sous le titre de Pa trône de la Fille , dans lequel il n'était permis au Prêtre d'entrer qu'une fois l'année (1) : cet usage n'est-il pas pris de ce qu'il n'était permis au Grand-Prêtre d'entrer dans la partie du Tabernacle appelée le Saint des Saints , qu'une fois l'année ? (2)

Il y avait aussi, dans l'antiquité, des Temples dédiés à Minerve la Providence (3) ; c'est de même qu'au Yerbe la Sagesse et le Providence éternelle.

Proclus et Marsile Ficin , et Lilio Giraldi après eux, ont écrit qu'en Egypte , au frontispice des Temples de Minerve on avait gravé cette inscription en caractères d'or : Je suis ce qui est, ce qui sera , et ce qui a été ; per-r sonne n'a pu lever et pénétrer le voile qui me cache; et si l'on veut savoir mes ouvrages , c'est moi qui ai fait le Soleil. (4)

A la vue de cette inscription on en reconnaît l'original. La première partie est tirée du nom que Dieu se cïonna lui-même parlant à Moïse , et dont il voulut être appelé par cet ambassadeur qu'il envoyait au Roi d'Egypte. Fous lui direz, lui ordonna-t-il, Celui qui est m'a envoyé vers vous. Ce qui est ajouté dans cette première partie de l'inscription ( ce qui a été et sera ) est aussi ce que le Saint-Esprit avait dicté , parlant de la Sagesse incréée : .Tétais avant tous les siècles , et je ne cesserai d'être jusqu'à la fin des siècles. (5) Ainsi dans saint Paid : Jésus-Christ était hier , il est aujourd'hui , et iPsera dans tous les siècles. (6)

Ces autres parties de l'inscription : [personne n'a découvert le voile qui me cache , et le soleil est mon ouvrage ) sont aussi prises du même endroit de l'Ecclésiastique , où la Sagesse de Dieu dit elle-même : C'est moi qui ai fait paraître et qui ai allumé dans le Ciel cette lumière qui luit et qui luira toujours (7) ; et elle ajoute : Mon trône est au milieu d'une colonne de nuages. Le Prophète Isaïe avait dit : Vous êtes véritablement un Dieu caché (8) ; et Dieu dit à Moïse : Vous ne pourrez voir mon visage , et nul homme ne

(1) Mincrvœ Poliatidi dedicatum , cô singulis annis semel tantkm ingreditur sacerdos. Pansan. in Arcadicis.

(2) Exocl. 30. v. 10. et Lcvït. 16. v. 34.

(3) rtyûvoia?. Pausanias, in Phocicis.

(4) Ego sum quœ sunt , quœ erunt, et quœ fuerunt : vélum meum recclavit nemo : quem ego fvuetum peperi ? sol est natus. Giral. D. Syntagm. 11.

(5) Ab initio et aille secula ercata sum, et usque ad fulurum scctduni non desinam. Eccli. c. 24. v. 14.

(0) Jesus-Cliristus heri , et liodie ; et ipse in secula. Epist. ad Hcbr. ch. 13. v. 8.

(7) Ego feci in eœlis ut oriretur lumen indefœiens ; et thronus meus in columna nubis. Eccli. cli. 24. v. 6.

(S) Verè tu es Deus abscondilus. Isaiœ c. 45.

i.'l. Minerve. 71

ourir. (1) Il était honoré à Athènes dans l'Autel consacré au Dieu inconnu, dont personne n'avait levé le voile avant saint Paul , qui le fit connaître pour le Créateur < t le Seigneur du ciel et de la terre, qu'il annonçait aux Athéniens. (2)

Aussi dans la ville de Sais en Egypte", on avait gravé sur les portes d'un Temple de Minerve des Sphinx pour inscription (3) ; comme il y en avait un sur le haut de sou casque dans une statue décrite par Pausanias. (4) C'était pour marquer les mystères et les énigmes sous ils 1rs choses divines étaient représentées. Le grand nom même donné à Dieu, dans l'Hébreu (5) , était cable, el il était défendu de le prononcer. D' ailleurs le nom de Sphinx est Phénicien , deSphikh, qui signifie intelligence (6) ; ce qui convient au Verbe Eternel . et marque l'origine Phénicienne de la fable de Minerve.

■ On lit dans Plutarque (7) quelque chose de bien singulier , et qui paraît bien marquer ce que nous cherchons ; c'est que les Pythagoriciens , qui ont honoré, les nombres et les figures géométriques des noms des Dieux , ont appelé le triangle équilaleral , Minerve née du cerveau de Jupiter, ou Tritogênie > parce qu'il se divise en trois espaces égaux par trois lignes tirées de chacun des trois angles. D'où peuvent-ils avoir puisé cette idée , que du triangle , qui de tout temps a été un symbole hiéroglyphique des trois Personnes de la Divine Trinité, égales en tout , dont le Verbe éternel , ou la Sagesse in- . est une , et qui ne font qu'un seul Dieu. Ce Symbole de l'adorable Trinité est bien marqué par Piérius dans son recueil des Hiéroglyphes. (8)

Macrobc (9) place Jupiter dans la moyenne région de l'air , Junon dans la plus basse , et Minerve dans la plus haute ; comme ils avaient trouvé dans nos saints Livres , que le Verbe de Dieu, source de la Sagesse, est dans le plus haut des deux. (10)

On donne à Minerve l'invention des sciences et des

(1) Non vîdebit me liomo et vivet , et faciem meam videre non polcris. Exode , cl). 33. v. 20 et 23.

(2) lurent (tram in qua scriptum irai ÏGXOTO DEO ; quccl ergo igno-

olitis , hoc ego aimant io vobis. S. Paul parlant aux Athéniens dans r Iréopage , chap. 17. des Actes des Apôtres.

(3) Giraldi , au lieu cité.

j'i) Pausanias, in Atlicis.

Page 1