HOMME D'AFFAIRES, CELA NE REPOND PAS A TOUT
N'est-ce pas concluant, messieurs?
|Toutes ces qualités de l’homme | d'affaires : l'intégrité, l'habileté, l’'asisiduité, l'attention aux affaires, | l'exactitude, la ponctualité, pour
me servir du chapelet de redondances employées si élégam-
[ment par l'auteur de l’article en | question,—ne sauraient, aux yeux | de ce monsieur, appartenir qu'à un l'ordre de choses inférieur. On au-
rait cru, pourtant, que la réunion de tant de belles et bonnes qualités
[ne pouvait manquer de constituer
chez un homme un droit incontestable à une supériorité quelconque, au moins, Nennm! De l'avis de ce moderne Jourdain, tout cela convient tout au plus à la vocation d'un commis, d’un comptable, d’un chef de bureau, d’un homine d’affaires. Mais, ajoute-t-il, homme d'affaires, cela ne répond pas à tout.
Avocat, Juge, notaire, médecin :
parlez moi de cela! Ca répond à tout ce qu'on veut, même quand le titre n’est accompagné d'aucun des excellents qualificatifs qui ornent l'infériorité de l’homme d’affaires.
Telle est l'opinion que l’on 8e fait de la profession du commerce, pour laquelle, dans l'estime de certaines gens, nul ne saurait avoir de vocation sans être irrémédiablement voué à une infériorité dont on ne se relève pas.
Oh! L'on pense bien et l’on dit bien partout que le monde des affaires à fait l'Empire Britannique, l’Allemagne, la Belgique et
citoyen, bon commis, bon compta- (
les Etats-Unis d'Amérique ce qu'ils
! ne
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