‹ Conférence sur Corneille et son œuvreChapitre 9 sur 19 · ALI DOR · texte numérisé non relu

ALI DOR

Ravi qu'aucun n'en ait ce que j'ai pu prétendre, Puisqu'elle dit au monde un étern-el adieu. Comme je la donnais sans regret à Cléandre, Je verrai sans regret qu'elle se donne à Dieu.

Au rebours d'Angélique se donnant à Dieu, c'est aux divinités infernales que se donnera l'héroïne de la tragédie qui fut jouée quelques mois après l'ultime comédie des œuvres de jeunesse de Piei re Corneille.

Il est vrai que « Médée » princesse de Colchide, fille d'Hécate et sœur de Circé, n'est rien moins qu'une magicienne experte en l'art des poisons et des enchantements.

Corneille nous la montre surtout sous les traits d'une amante furieuse et ottensée. La trahison et l'ingratitude de son volage époux Jason, pour qui elle a quitté sa patrie et son père et qui la délaisse pour la fille du roi de Corinthe, lui arrachent ces supplications et ces imprécations qui sont déjà du ti'ès beau Corneille.

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