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empêche mes larmes de couler et mon sang de se figer mon cœur : c'est que la robe noire est près de moi et que les Français ces visages pâles sont mes frères.
Puisque nous en sommes à considérer la mâle beauté du chant de guerre indien, temperé par le soufle mélancolique, qu'entonnaient ces terribles manieurs de toiseta, citons ce fragment d'héroïque ballade de son com on d'armes, le troupier Canadien, intitulé : “le Voltigeur aux avants postes” qui tombe sous Ies coups de l'ennemi après avoir donné l'alarme et ab. ‘u les premières têtes des éclaireurs :
‘ Hélas quel est done ma consigne Un mot anglais que je ne comprends Mon père était du pays de la vigne Mon poste je ne laisse pas ?
Les Canadiens furent les meilleurs soldats de la Nouvelle France et les derniers défenseurs de la patrie menacée ; ce qui a fait dire à un de nos orateurs, le dernier coup de canon tiré pour la défense du Canada le sera par une main Canadienne.
Après ce lent et rude travail préparatoire fait de guerres, de luttes et de combats sanglants, toute une épopée héroïque, un des noms les plus illustre de notre passé littéraire, le fidèle interprète de toute cette époque glorieuse, pouvait paraître. Au talent remarquable du poète il alliait en lui le génie de l'historien. Ce grand homme, ce patriote, c'était M. F. X. Garneau. Avec sa plurie, dit l'abbé Casgrain il
a continué de tracer le sillon de gloire, que ses pères avaient ouvert avec la pointe de leur épées et comme eux, il est tornbé suivant la belle expression d'Auguste Thierry : “après avoir donné à son pays tout ce que lui donne le soldat mutilé sur le champ de bataille.” Je ne puis résister au plaisir de vous citer une ou deux strophes de ses immortelles pièces de vers