CRITÉRIUM DO PRINCIPE CHRÉTIEN
«le vérité , de sainteté et d’amour. Ils ne doivent pas nous servir d’exemples en toutes choses; nous ne sommes pas obligés de les imiter en tout, pas plus que nous ne sommes tenus d’observer littéralement certains préceptes de Notre-Seigneur , tels que celui où il dit de tendre la joue aux coups de nos ennemis ou de donner notre vêtement aux pauvres ; pas plus que nous ne pouvons suivre le cours du soleil, de la lune ou des étoiles au firmament; mais si les saints ne nous servent pas d’exemples en toutes choses, ils nous offrent toujours un modèle parfait de justice et de vérité. Leurs actes sont pour nous des enseignements, des leçons qui nous remettent en mémoire l’idée -de Dieu, qui nous introduisent dang le monde invisible, qui nous apprennent ce què Jésus-Christ aime , qui nous montrent et nous fraient la route du ciel. Les saints sont pour nous qui les voyons, ce que sont la fortune, la célébrité, le rang et la réputation, pour cette multitude d’hommes qui vivent dans les ténèbres, c’est-àdire des objets de vénération et de culte.
Oh! qui peut hésiter entre la foi catholique elle culte officiel? La religion dite nationale a bien des attraits; elle porte à la moralité et à l’ordre, à la justesse des idées, à la félicité domestique; mais elle ne conduit pas la foule dans le chemin du salut, elle ne lui indique pas la route du ciel. Elle est terrestre, ses préceptes le sont aussi. Elle parle le langage de la religion, j’en conviens , car sans cela elle ne pourrait prendre le nom de religion ; mais elle ne produit aucune impression sur l’imagination, elle ne se grave
pas dans le cœur, elle n’inculquç pas à la conscience le sentiment du surnaturel; elle ne fait pas pénétrer dans l’esprit du peuple ces grandes idées que le monde accepte , qui sont comme une propriété commune , comme des principes ou des dogmes que tout le monde prend pour point de départ , qui se sont transmis d’àge en âge jusqu’à nous, comme des images, des échantillons de la vérité éternelle. En aucun sens vrai, cette religion n’enseigne l’invisible, et par conséquent les choses de ce monde; les objets matériels et tangibles sont les idoles et deviennent la ruine d’une foule d’âmes créées pour Dieu et pour le ciej. Elle est impuissante à combattre le monde et ses maximes ; elle ne peut vaincre l’erreur par la vérité ; elle suit le monde au lieu de lui servir de guide. Le monde ne rencontre qu’un antagoniste sérieux : c’est la foi catholique ; elle a été fondée par Jésus-Christ lui-même ; elle continuera son œuvre sur la terre comme elle l’a fait jusqu’à présent, en attendant le retour de son divin fondateur.