F. A 1XATUJIE ET- LA GH ACE
tent tic lui-même, et il n’a jamais su profiter des secours surnaturels (pic Dieu lui a envoyés. Sou idée la plus parfaite de l’homme ne sort pas des limites de lu nature. L’homme modèle, rfux yeux du inonde r est l’homme de la nature; ofi serait fâché danê.lé monde d’être autre qu’un homme naturel. On voit que la nature a une foule de tendances, de penchants, de passions; or, comme ces passions, ces tendances, sont dans la nature, on trouve qu’il est permis à chacun de les suivre, pourvu qu’elles'.nc fassent pas mal aux autres,’ ou qu’elles ne causent aucun dommage au bienêtre du corps, de l’esprit, de la fortune de nos semblables. Le monde, — s’il va toutefois jusqu’à admettre ce mot, — définit le péché un manque de modération, fin excès. 11 regarde comme un homme parfait celui qui inange^hoit, dort, se promèpe, s’amuse, étudie, écrit, remplit extérieurement tous ses devoirs religieux, et fait tout cela avec modération. Le sentiment religieux, l’intelligence, les sens, ont chacun leurs exigences, et chacune de ces facultés doit jouir d’une libre expansion pour honorer convenablement le Création'. Le inonde ne comprend pas, ne vent pas admettre que les penchants et les tendances, qui se trouvent dans notre nature, telle que Dreu l’a créée, puissent, si l’on n’y prend garde, devenir des péchés, par la raison qu’il les a soumis à des principes plus élevés, dont les uns sont dans notre riatlire, pi dont les autres y ont été ajoutés. C’est pourquoi il a do la peine à croire que les mauvaises pensées soient désagréables à Dieu et soient passibles d’ un châtiment 11 Veut bien reconnaître
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que les mauvaises actions , quand elles se traduisent en faits palpables, visibles, qui exercent une intluence matérielle, soient criminelles; mais il ne reconnaît pas .que les pensées, l’imagination, les désirs, les paroles, puissent également être coupables et répréhensibles. Il ne veut pas croire que des actes privés et personnels puissent être criminels et punissables. De ce que les sjiuvages transports de la colère, de la haine, de la concupiscence, de l’avidité, de la cruauté, ne sont pas des péchés dans la brute, qui n’a ni les moyens ni le pouvoir de les réprimer, le monde prétend que ces mêmes mouvements déréglés ne sont pas des péchés dans un être qui est en possession d’une intelligence éclairée, d’un jugement sûr, d’un empire sur lui-même. On peut, selon lui, se laisser allor à 1 la concupiscence, parce qu’elle est naturelle; Observez que c’est là l’origine et la cause de la guerre entre l’Église et le monde ; là est leur point de contact et de divergence. L’Église est basée sur la doctrine que l’impureté est odieuse à Dieu , et que la concupiscence est la source de l’impuraté ; -elle dénonce , par la bouche de son chef visible, le prince des apôtres , « la corruption de la concupiscence qur est dans le monde » ou cette corruption 3u monde qui vient de la concupiscence; tandis que le monde corrompu défend, on pourrait même dire qu’il sanctifie la concupiscence,- qui est sa corruption. D’après l’enseignement des maîtres les plus audacieux et les plus logiques du monde, comme vous le save'z très-bien, mes frères, les lois de la nature jdjysique sont si invariables, que les miracles seraient