‹ Conferences adressees aux protestants et aux catholiques par le r.p. JohnHenry NewmanChapitre 36 sur 68 · LA NATURE RT LA GRACE · texte numérisé non relu

LA NATURE RT LA GRACE

faisons lent- connaissance. Nous ne retrouvons pas dans Fauteur l’éloquence cl la sagesse que notis avons admirées dans l’ouvrage. Il' est peut-être grossier et insensible, égoïste et impérieux, sensuel, frivole et minutieux, et nous, dans notre naïveté, nous nous l’étions représenté comme la personnification de la pu-' reté et delà sensibilité, ou nous le regardions comme . un organe de la vérité céleste.

Je viens , ô mes frères , de vous exposer ce que la nature humaine peut faire, et ce qu’elle peut paraître, sans être réconciliée à Dieu, sans espérance de la vie éternelle , sans défense contre le péché , sans avoir reçu le pardon du péché originel; mais c’est là un état qui en réalité n’a jamais existé qu'avec de grandes modifications. Aucune créature humaine h’à jamais été entièrement privée de la grâce nécessaire pour entrevoir la vérité et se cortyerlir. Le monde païen luimême avait jusqu’à un certain point des traits de lumière, des étincelles de grâce, qui dissipaient momentanément les ténèbres morales où il était plongé; mais j’ai ern devoir vous montrer ce que c’est que là nature humaine en elle-même et abandonnée à ellemême; je Fai fait pour diverses raisons. D’nhord cela vous explique comment les hommes se ressemblent tant. La nature imite la grâce, rivalise en quelque sorte avec elle, dans la société teùt entière en général , et dans le coeur de chaque individu en particulier. ' C’est pour cèlu aussi que le monde ne veut pas Croire à la drfférencc profonde qui èxjsto entre ldi et l’Église, et qu’il lie vçnt pas croire au petit nombre des brebis ’

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