LA GRACE RE L’ENTENDEMENT
communauté ou s’il nuit à sa prospérité , elles sont bien vite consolées de Sa séparation. Les plus polis de ses anciens coreligionnaires le félicitent de sa probité, et les plus acerbes se réjouissent d’ètre débarrassés de ce membre incommode. Sontr-ce là les sentiments que témoignerait en pareil cas une mère envers son fils , un frère envers son frère ? « Est-ce qu’une mère peut oublier son enfant au point de n’avoir pas pitié du fruit de ses entrailles? » Si un de nos frères abandonnait l’Église catholique, le sentiment que nous éprouverions serait, vous le savez , un sentiment d’effroi et de douleur; nous oublierions, pour ne songer qu’à sa perte, que celui qui s’éloigne était un sujet de scandale à nos yeux. Nous savons qu’il ne peut quitter l’Eglise sans perdre l’inappréciable trésor de la grâce; nous savons qu’ayant déjà goûté son influence et ses effets, il ne peut s’en défaire sans commettre le plus grave des péchés, et que, quoiqu’il eût souvent été tenté de renoncer à sa foi , ces tentations sont demeurées impuissantes, n’ayant pas été suivies du consentement de sa volonté , de même que des tentations de sensualité ne constituent point un péché tant qu’elles ne sont pas suivies d’effets. Voilà pourquoi l’Eglise ne permet pas à celui qui est venu à elle d’examiner de nouveau la question de sa divine mission; car, bien qu’une pareille recherche soit un des moyens mis à sa disposition pour entrer dans son sein, cette étude, une fois dans l’Eglise , est remplacée par le don d’une vue spirituelle qui dissipe si complètement tous les doutes, qu’à dater du jour où il est entré dans l’Eglise , non-
seulement il ne doit plus, mais il ne peut plus en avoir ; ou , s’il en a , c’est par suite de sa culpabilité; par conséquent, il ne doit pas avoir de doutes, parce qu’il ne peut pas en avoir. Voilà, mes frères, ce que nous croyons, ce dont nous sommes certains; et, en croyant cela , nous ne pourrions éprouver de satisfaction ni de plaisir en apprenant l’éloignement d’un de nos frères , quelque indigne et scandaleux qu’il fût d’ailleurs : notre premier sentiment serait un sentiment de douleur. En effet, nous sommes souvent obligés , par charité pour eux, de supporter patiemment la conduite scandaleuse de quelques- uns de nos coreligionnaires ; mais les hommes dont la croyance la plus élevée n’est fondée que sur l’induction, ceux qui, pour ne pas oublier leurs conclusions , doivent repasser souvent dans leur esprit les raisons et les preuves de leur croyance, ceux-là, n’ayant pas la foi, n’ont aucune occasion d’exercer leur charité , et ils trouvent (pie , lorsqu’un membre un peu turbulent quitte leur communion , il y a deux profits : un pour eux, parce que son départ les laisse eii paix; un pour lui, parce qu’il va où il était plus apte à se trouver.
Ce que je viens de dire vous explique un autre fait qui, sans cela, vous causerait une extrême surprise. Le monde ne peut se persuader que les catholiques sont sincères dans leurs convictions ; il suppose que les catholiques instruits sont maintenus dans leurs croyances par des influences extérieures, par une crainte superstitieuse, par orgueil , par intérêt ou par quelque autre mauvais et indigne motif. Les hommes du monde
LA GRACE DE l’ ENTENDEMENT. 223
n'ont jamais cru , de toute leur vie, aux choses invisibles; ils n’y ont jamais eu foi ; ils n’ont jamais eu, relativement à elles, que de simples opinions, sans s’inquiéter de savoir si elles sont vraies ou fausses , vraisemblables ou certaines, et, par conséquent, ils regardent comme une extravagance la foi ferme, absolue, positive, aux choses invisibles, surtout quand elle porte sur des points qu’ils ne croient pas ou qu’ils rejettent avec horreur cl mépris. C’est pourquoi ils prophétisent que l’Eglise catholique doit succomber à mesure que les hommes en viennent à analyser avec plus d’attention leurs idées, leurs croyances, à séparer ce qui est vrai de ce qui est faux , la réalité de ce qui est le résultat de conventions. Ils ne peuvent concevoir que notre foi dans le très-saint Sacrement fasse une partie intégrante et inhérente de notre esprit. Ils croient que nous adoptons ce dogme sans l’assentiment de notre conscience, et uniquement parce qu’on nous dit que si nous n’y croyons pas nous serons perdus; ou bien ils prétendent que nous l’admettons parce que l’Eglise catholique l’a adopté dans des siècles d’ignorance, et que nous sommes eu quelque sorte obligés de l’accepter malgré nous; mais que, si nous étions libres de le faire , nous le rejetterions sur l’heure, puisque nous ne l’admettons que par un sentiment de devoir envers notre cause, ou par esprit de parti. Les hommes du monde s’imaginent que si nous étions libres de le faire , nous nous débarrasserions de la doctrine de la transsubstantiation comme d’un fardeau pesant et inutile. Voilà leurs propres expressions
dans toute leur crudité! Ce serait un crime de les répéter, s’il ne le fallait pour vous faire comprendre, mes frères, le privilège dont vous jouissez et que le monde n’a pas. Expressions horribles et sacrilèges ! Oser dire que ce serait un soulagement que de se débarrasser de la croyance que Jésus est présent sur nos autels! Autant vaudrait dire que nous aimerions ne plus croire que Jésus est notre Dieu ; que nous aimerions ne plus croire qu’il y a un Dieu ! Oui, le véritable soulagement, selon eux, consiste à ne croire à rien ou à n’être obligé de rien croire. La foi consiste à croire un jour une chose, l’autre jour une autre, à croire ce qui nous plaît aussi longtemps que cela nous convient, c’est-à-dire à ne pas croire , mais à avoir une opinion sur chaque chose et à n’avoir de foi à aucune , à ne nous attacher à rien, à ne nous fier à rien, à tenir toujours le monde invisible à une certaine distance de nous. Mais si nous devons croire à quelque chose, si nous devons adopter quelque doctrine céleste, si nous devons reconnaître comme vrais certaines propositions et certains dogmes, pourquoi serait-ce un pesant fardeau que de croire une chose si douce, qui nous intéresse de si près et beaucoup plus que tout ce qui est moins intime et moins attrayant? pourquoi ne croirions-nous pas , s’il y a un Dieu , que ce Dieu est parmi nous? pourquoi ne croirions-nous pas qu’il est sur nos autels comme il est dans les cieux? Certes, leur objection ne présente pas une telle évidence que nous n’ayons le droit d’en demander raison à ceux qui prétendent être si raisonnables et si naturels dans toutes leurs résolutions.
LA fijUfJJBE I^lWîENOÉMENT.
■Omesftbt’és, ; qùe Ce rtfonde'aodflnd est peu sensé, qu’il a4Mspfit étroit, tmdgre toutœ^és^rétpntlons ot ses apparences tronqmù^&VŸ^Îeybjea , le inonde ne r^pfcut^ concevoir qu’il eXisle> iFauties objejs que ceux
d »» 1* t I' /I «1 /IV^'nA ■ AAAm'Jh#. Am ^ A A aL MA . ' I . f
dent il à connaissance en son cœur; il ne s'imaginera
chose qb’iî n<weomiail pas"; car ce-scrait admettre qu’il . y a ^estnysfcregrlie monde prélend'ioul connaître; il •veut être la mesure et la règle de Imites choses, et r . jtëur. justifier <le peur d’être obligé
d’aroper qirtl.eSt avéù^iê, il ïious traite d’hypocriteS, ; Il nous accuse dtenseigiiçr ce que nousmç croyons pas; «TYpyèz qitôllô tbalfité ie ^er^ a. e^e pour nous qui • sommés'lesénfitnt&tlè Dieu et quiîe sommesen cfTct; lé mohde DC,rrous caiHia"d pas, parce qu’il ne lé connaît pas ! i. • • .
, . -Ÿetle est/ià raison pour laquelle les esprits sceptiques- qui se rapprochent de V Égl ise ont tant de peine . à^eyiersuadér que ^ Iétfrs. déniés cesseront dès qu’ils y scronl ciyrésl'c’est qièuie livraisoir quijls donnent pour nepas dé^n^catlioliqtrcs', çariîs demandent ce qu’ils •deviendraient si leurs dynte-s continuaient à les tour- , Sffùrafi^ % s^^$sl6Qr.<6ôi^^i>icna^’)arsr{ i »’ ils n’auraieul plus Tieil sur qiiot è^eppuyer.vtls ne réfléchissent pas mie
YKl Vlr.MÊ CONKKlÆNf.K.
,.*v „ , w.. XI*. X • 9
Ils la reconnaissent vaguement, quoique (fuàè manière certaine; ils l’entrevoient comme a travers un brouillard ; ils oublient que l’effet de. lu grâce est de .dissiper ce brouillard, celte obscurité, de fi\er, d’éclaircir cctté vision, de perfectionner la raison tjfràür, , de cliflji-*
erpr îfrtfl rnnrlim.fnn tAcrf/vrip Art*
troublé cessera dès -qli’ils seront en trl's dàils laoomnïunion des' Saints., dans l’âtmôspbicre de grâce eti.de lumière, et qu’ilsTserpnt fclWmenf remplH.dé-p'aix et de ii lie, (né ils ne sauront çeinmotft retricrcW Dieudè
• cette
leur Incitation récente.
J’ajouterai , en terminant ,:deiï3 observations expfi, catives de ce que je \iens de dire.
Premièrement, gardez-vous de croire que j’aie voulu faire le procès de la iaison'hurtîàrne; cat la ernsoh est la voie de la foi; les conclusions qu’elle donne sont souvent les objets- mêmes de la foi. fille précédé la foi pour les âmes qui se couverlisseh(a Ta religion catholique ; elle est l'instrument dont i’Iiglise est obligée dfc ) sc senir, pour formuler ces débilitions de doctrine qui, selon la prèmcsSe et la puissailee de sonlSeigueùr et Sauvcuir, sont infaillibles. .Mais, malgré cela, lu rpU "
Son est tmè chose, la foi eri esVUnc autre: elïa raison
. ♦*?**■;*. •-•‘•v- ?•» .*•*> Xv-TrÇ,
. l.-f GRA^E^Ii l’eî^ndemexj.
îuv-peut pas plus remplacera fut, qÿcja loi vie peut remplacer (a raison. : .-' .
ï’aii nadé aussi de -Tetat \
uy iu^mw, ci 4 uc ceux qin son*
(mi pèbprp <i».* Çpÿliâé ^çi§sen,t unitjucincnl jmr les inspirâÜBnsrdè la natore, Je.-n’ifi 'parlé aiitsi que pour être plus clair, pour mtdrp plus frappaot-Jê côùtrnstc.ct la djffcsciicç.cnp-e la nature- etda gàrâcé ; ç<rr, en réalité j il ii?t*i| est pàs .ainsi. ^)iou. donne- la grâce à tou» l'es liôintues, tjfajs.fl cn doinie dayantagb à cijuiÿ qujL,eav;cnt •• en profiter; îl] r ofTre mèmo.à ceux fjiiila refusent. Cest * Pftuiqüob plains lionunesr agissent seuleinent sous I inspiration de- la nature ; agissent. sous ses ■
inspirations oii certains cas sculemopl; d’autrps s’aiNlOdônncnt à -la direction-^es ébcotirs: qui leur son\. adcordés^d’aütras enlin pouvçui même .se trouver çn». •
• 'ctot'dq Juatiitcâtjpjt. il cst.duné impassible d'appliquer îuù individus de quéd’ai tfit^ûlus JiaiU : carie céenr"'' . U est* com m que pe J)icu seuil, (jHelqiips-pps sOnt ên mèlne tempç sous rinflqe;ice dela raisou ft dq la Toi;;
-, ils éroçnt'ljêrüi'ement certaines choses, mais ils n’ont ( [ uq de sro p in ion S-S ur d’iuiirç^ J^tusieqrs. sqüi en lutte avec eux -m|mcs; ils marchent' vjsra ime.'crise'aprè$' ; laquello -ils embraieront ljçvérilé'âu y reiiobCerqot jwjtr tbnjours.T)’uutre&fpnt un si boit qsagede la grâce,. (fâ!ils; sqnfxvp vpêsuro de' la j-èdeyoïV d’une .manière (livrable daps lqitrs cœprs, IL.ârjB8t-.quï f hoiis en'avOns
* la eenlKU^çe' , - ,j,oinS5cnt de cette lumière permanente., et' -SfiAtcd.ypie,d’cutrçr ÿirfs-.VEgliso.- quélqües-ttns,.^
DiqiîtZeri
oogte
iiSisL
i'28 ' • ’ NEUVIÈME -CONFÉRENCE.
hélas !‘enf peut-être reçu hi grâce,, mais* comme ris
n’avancent pas vers làsaiütt^TynsOn.dans laquelle elle habite,' irs perdenfpeu-à peu ce don précieux, cl, sans s’en douter, ils vivent des réminiscences du bien qu’ils ont possédé autrefois. Ce sont'là des sècrpls que Dieu seul connaît; mais, il n’én est pas moins positivement et généralement vrai que la, pâture ne peut voir Diôu, que la grâce est le Seul -moyen de je voir , et qu’en nous mettant à même de le contempler ^ejle nous fraie lé chemin del’EgUsé; cUe nçmoùs est jamais donhée *• ' simplementpour nous éclairer ,' 1 mais pour nous rendre catholiques.- *'f ’* ' ‘ ,
• Oh | mes rràres^ .que nous devrions nous trouver: heureux et remercier Dieu de ce qu'il nous a admis dans l’Eglise de -son Fils! Y a-t-il dans le monde un don si précieux' si rare, qui puisse être compare a celui-là ? Dans co.paÿs su.ptefut-où 1-’ hérésie domine, où la nature inculte a uù champ 'Si-.vrist^que. personne ns lui dispute, 'dit lg grâce .accordée a tant de gcns.est pgr eux profanée ef étouffée où le" baptême ne Conserve qfte le' caractère ‘qu'il imprime , oitja foi est fournée en ridicule à cause de sa 'fermeté, ne devons-nous pas nous trouver Ireurcnx d’être daifsHa région de la lainière,, dans lé-séjoitr èe hi paix^éu la présence dés saints? î<fê devons -nous pas nous trouver heureux de pouvoir employer; les factfKcg;. de notre esprit et les sentiments rte notre Cœur dans lotir perfection à cauSe de l’ordre qui en . dirige l’emploi et l’usage; d’être en possession. dè •la dbrt'rt.ude, de la stabilité des objets iès plus suhl imes et les plus saints
la gbàck.oe. l’knJ'eydejSent,
de la pensép humaine, d-avoir des espérances. ici-bas . et 'le ciel ensuite, : d-’-être sur la- montagne avec Jésus- Christ , tandis (pie le pauvre monde, cherche et sC dispirte dans' byplaine.? Qiiel est celui d’qnirç nous qui ne. serait ém om ; il lé de 4a- bénédiction.- .qui. lui.' ( est;.acrcordée; qui &.e serait frappé de." crainte cn vopnl la grâce impénétrable de Dieu, (qui nous a amenés où' nous sommes de préférence -à tant d'autres? « Etant j-usti— lies par la foi, fions rêvons la.pai,vavcéDidu par-iXotrc- Seigiteiu- Jcsuiî-Cbrisli par rjiû nous, avons, au moyeu dp la' fqf, accès dqrts^celtc grâce dans'laqnellé nous sommes ^ et nous- nous glorifions (bips l'espéranefc. de la gloire' dçs enfaips de Ditiu. T\o$re espéraiicc n’est .pasLvmne, car la charité-dé Dieu est répandue dans-, nos coeurs par le Saint-Esprit qui nous est donné. » Ainsi que le dit saint Jean, avec plus d’analogig.encore à notre sujet : « -Vous -ayez l’opçtion dii Süjntf» vos; » yepx sopt-oints par la'inaindo celui qiiimit dfi l’argile sur les yeux ,4e j’âjyeuglc ; .a-é’est par lyi que voïis qveifr l’onction et que. vptïg savez toutes chosÇSp.» vbus ne conjecturez plus, vous ne Supposez plus, vous n’émettez plus des opinions ,'mqis « vous savez;» vous voyez « toutes choses. » « Que J'onetion que vous avez reçue de lui demeprê>èn vous. Vpus ij’avez pas besoin qîip Von vous instruise, car "son onction vous instruit de toutes choses ; comme clic est vérité et non mensonge , et qu’elle vous a instruits, demciuez en lui. » .Vohs ne pouvez habiter ailleurs'; les opinions changent pies conclusions sont faibles; les recherches sui- • vont .leur Cours ; la raison manque et s’arrête soudain -
' TÎECV1ÉME CONFËRE&CÉ.
là foi seule atteint le but-, la fol sôule va jusqu'au bout. La foi et la- prière feules vous soutiendront or; cette heure redoutable où Satan dressera toutes ses batteries contre votre r âme accablée. Que vous servira alors d’avoir su 1 argumenter et discuter, d^avoir di-' rigé quelque attaque brillante, d|ïrvgir décrit les grau- ' des époqües del’histoine /. 'd’avoir éonipté et classé les anncs.de' la controverse;, d’àvoir mérité par vos talents les homipages de Vos amis et lcrre$ptrct du monde? que voué servira alors d’avoir ejï une position, d’avoir
achevé 'un éuÿrage-, d’avoir mis én lumièrcvine idée,
d’avoir fait triompher une-cause , ot Vous n’avez jtas la’ lumière qui doit vôtre conduire fie" t^e mende dansTau- :tre? Oh ! (pie nous", rions tlouvcribns lrcurèu^ en ce jbur-là, si nous pouvions changer de p\acc .'avec le plié* hnmble, le pins pàyvrcr, fe plus ignorant des fils dés' hommes, plutôt que dé nous- trouver au jugement de Dieu dans lï'pôsitioir dé celülqqi a Veçu lés plus grands dons , qui en a usé pour l’amoùr-propre et la vanité , qui à fértné les yeux , .qui- a jdué avec la vérité , qui a réprinié ses pressenti mejitg .et scs crairités., qui a été conduit par la grâce dgQipir, mais qui s’est arrêté à moitié chemin, qui s’est approché de la terre promise, mais qui fl’a pas osé" avancer pour en prend ré posses-
sion !
*' Te maris ét.lorrai, nümrnoqBe carentis urfenœ • i . .jj. Mensorem ('ohUir;ut''Arcbj , (aj * .
Poïvcri* cxîgui prope iittus pafta.M îtiiium ' Mupera; nec qnifquonr tibi proüest .
. Aepos tentasse doipos, aiumoqua rolançlum , ,
' ' PcrCurrUsc polum, Aofitùro!
,rf
■ . . • Li FOI ET LE JCGEMEVT PRIVE.