‹ Conferences adressees aux protestants et aux catholiques par le r.p. JohnHenry NewmanChapitre 47 sur 68 · lMXiKME GOÎJFERBNCE · texte numérisé non relu

lMXiKME GOÎJFERBNCE

queqierspnue'ne peut lo nier;. or ce qu’clle était alors, cite (luit l’être aujourd’hui ; cap sans cela elle' cesserait d’être lé même principe. Je dis qu’elle était certainement cela du temps des apôtres ; car vtms savez qu’ils prêchaient au mopde que Jésus-Christ était Je Fils de Dieu,' qu’il était né d’une Vierge, qu'il était manteau .ciel, qu’il reviendrait pour juger lés ; vivants, et les «lerts. Lfc.motide poqvait-il, voir -tout cela ? Pouvait-il lepr'ouvef? Comment les. hommes devaient-ils accueil- Ur ce§ nouvelles? Cojnniprjt un. si- grand nombre d’entcÊ eux lés ont-ils embrassées?. Sur ta foi dgs apptres , qui étaient .dos messagers de Dieu, corpine. le. prouvaient leurs pouvoirs. Ils devaient soumettre leur fai- . son à une autorité vivante. En outre, les -Convertis

étaient tenus de erpire.' tout caque disaient les apôtres : quand ils entraient dans l’Eglise c’était pour apprendre. L'Eglise, était leur maître ; ils ne venaient pas pour dis-i . enter , pour examiner, pour choisir oü rejeter , mais pour accepter tout ce quijeur était-p^ésenté. Personne . ' ne doute, personne ne peut douter qu'il en était ainsi dans la primitive Église, Les'ehr étions étaient tenus d’accepter sgns aucun doute tout ce quê-lcs apôtres déclaraient leur avoir été révélé; quand les apôtres parlaient ,• les disciples devaient donner leur assentiment intérieur aux paroles des maîtres. H rr*eût pas suffi de garder le silence^ de ne pas fajrç d’oiyeètions; ij n’était pas permis de ne croire (fue jusqu’à uu certain point ; il n’était pas permis'de jouter. Non ; si les néophytes avaient eu une manière de voir particulière et Secrète- suc- çe qu’ils entendaient ; s’ils avaient fait

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quelque oppôsitiôn intérieure à la doctrine enseignée; s’ils avaient attendu : des preuves plus péremptoires avant de croire, cette manière d’agir aurait prouvé qu’ils ne croyaient pas que les apôtres fussent envoyés de Dieu pour révéler sa volonté ; cela aurait prouvé qu’ils ne croyaient point dans le vrai sens de ce mot. Au temps des apôtres , 'la Soumission imrtiédîate,'fmpliéitc de l’esprit, était le> signe, lu signe iiécessaire ' de ta for; il n’y avait afors absolument aucune place poiir ce qu’on appelle maintenant te- jugement privé. Personne ne pouvait dire’: « Jé choisirai ma religion moi-même; je -croirai ceci; je ne croirai pas.çeîa; je ne m’engagerai à rien; je croirai aussi longtemps que ' , je voudrai bien lé faire, et pas dà\iinlage^ je rejetterai demain ce que j’accépte aujourd'hui , si cela me convient. Je croirai ce qu’ils ont ditjusqutàprésent; mais je ne croirai pas ce qu’ils dirent;! 1ü venir., n Non; mi les apôtres étaient -envoyés dé'Diei*, ou ils qc. J 'étaient . pas;- s’ils étaient envoyés Je Djcù.ü (allait croire tout co qu’ils (lisaient; s’ils n’étaKïHt pgs envoyés dé Diéu, ijuc fallait rien cromvdir-fcïùt. IléfaitpnipossFblc de croire un pett, de croire plus, de croire moins; delà impliquait contradiction avcq la hOIioû même de la foi. Si l’on devait. croire une pqrtie de ce que die. saient les. apôtres , on devait tout accfeptcr ; ji eut été'

- absurde 'dq. croire unè chose ét de ne pas ajoutée foi It l’autre; car les paiçilcs des apôtres garantissaht'44; . vérité sur un point , la garantissaient également Site lès autres j cés paroles n’otaiént rien par elTc Mû èi)i éÜ ; elles étaient tout, elles étaient- luie autorité infaillible,

•b\8 ' * DIXIÈME C0X);ÉRE5fGE r ‘

. çonyae , y.enaqt'de, DieU. JLc »noude$&vùit.emlwas.sçr le .christianisme ounc-paS. s’en mêler pui les fantaisies parolières r > m l’exercice du. jugement privé' ft’éw

• taieut permis»- •*’. * v ^ ‘ V. ,...; ...

.Tout cela est parfaitement 1 d^thpntré paris natufe des faits { mais, dé plus, leVtexdeS.de l’Éi riture le con-. fi r ment. « Noua rendons de continuelles actions de grôcçs à Dieu, dit èaint-Raul , de 1 ce' qu’ayant- Ouï la,

. parole île Djeu rjuir nous prêchions, .vousPavez réçue,' upu CQiïmm la parole dos liqmiïies, s mais comme éfenjl •» (ainsi ipi’eUe Teef véritablement) lanparole de Dieu. » &|Wt Paul «x'pi-in^;. cp que j’ui.djt plüs'haut pc’esb-adire quç ï«r parole vient de.DieUj.q^t’elle-eât annoncé^ ' •par les hommes j, qU’, elle, doit être péçue {jaon.'cbrnme ' ■v eaajit d ci ’ fjôln tiré ,jha i sCfihi me venant-<Je Dieu. Dans *

, un autre endroit, Jl dit aiissâ : ai Gplui qui, méprise ces choses, up) méprise "pas. Utip mme’ , mai;* Dieu' qUi nous [ a .donne, aus&t'soft SajtftsEsppit;. » Sôtre Sauveur avait dqjà , Éaikurte parejHe dé^aràtioïi; «Cèùii qui Vouqéèoutç/, m'écoute, et celui .qui vous iqpprise,.me mépfci.so, ot celui qui âig'inépnstq niépristeciHi.q.ui nt’« ; ejrvoyév>HÇ)eÿtq)OurqiaH' 1 saint-Picçj!e dit le joui de là 1 Uçjdéçôie <;-((> O, Israélites,' ép0ütez.'lcs paroles que jp ‘

■ vais .vous dire-: Die.il a ressuscité, ce Jésus dont nous' ^püTmes.lcs téjupin's . -Que toutè lsf, maison d’Israël sache, dope ce.rtainfeuieupajuè Dieuça füit -SçigupUr et . pirisl ye/Jésns^ue yoiisaYcz érucjfic,.» Dans une autre cùx;àijstaiice r nxlit : « U éateonTenâblp.d’obéir a-Dieu.

„ .fdufùt -fjli’anjç ljommi'i ;.nt^s' r sonimcs los,':^^oiai..4e

• e'eSehQses^ ainsi que f iisfÿ /t-§afné,,ijiiç Qi^domiera

"FOI ET Jl'qV.MENT PIUVK.

pas : «'Attendez de voir pdurcrnirv; » mais ils disaient : « Oovc/. sahs voir et sans examiner, pafçé que notre parole n-’est pçts à nouSa-Vcsl la pgxofe de Dieu. » fetfe hbromes pQMvaièul s^s’ctoidé Cxcr^r leur raiàm eu examinant lès prétentions dés apôtres; fis pouvaient 'rQcJiercJieî’Vjl était vrai ijuc les apôtres eussçüt faij îles miracles; ils pouvaient rechercher' s’ils avaient •été anùôüdcs dims l’Andeij^TjpStàinent côui'ûk^ vé.-~ ' rçant de Dieu ; lirais , après avoir constaté ces ctjo (rime manière où d’urte autre, ils 'étaient oldiued!aÇceptei- §anâ ‘prôUvç.toiif cejjua ;feà' àpiilrcç dr-. saient; il fallait tpie la loi des ftdêlefîôt mis.' ;i IV- .préùvc,. eî‘ ils 'devaient être sauvés uar ia loi. (.V-d.

pum uulii , .ei Hun-yuoi enyrpucr ce iju-iis' (Usinent, et, coirfôéniéineriVà isrla^ saint Paul (temândî^jpcTcpie part: « ( ionimenl ctoïriffltrils en celui dont ils n'onl jias- entend,n parler? Et.conuneut en. enteiuiroul-iis

partèr &ifis un Drèdieatèür? Là foi-vient de l’ouie, et

1 baie vient'deda ptfràLè AnGhrist, » '

' OlXlèM f.' CON F#®«Ce s

Maintenait, més chèrs' fiWs , di tes-moi si- ces deux états , si cés deux actes- deVcspritnc sont pas absolument differents l’un de l’dytrc : oroirç simplement ce. tpi bine, autorité vivante tous enseigne, ou prëndre un livre tel que t Ecriture pour en faire, l’usage que bon vous «embie > le çqmmèiiter' c'est-à-dire- vous mettre auvdessus de lui, rinterpmerà votre façonç. nTen ad- • uietttê'.que ce qui von S convient ctéién de plus? Ces deux manières tic procéder- toc sont-elles pas différentes en ce que , daqs . la prçmière vous.' Vous «ôùtpé^Çr tandis que dans la seconde vous i-jugez? Je ne viens :pas vops deiiander Itqucl.de ées deux procédés est le' meilleur, je jjë vous demanda pa> lequel est actucllejQÇfit praticable;-. mais s-MIsne constituent. pas: deux 'mànières.oppt^ées^d’àcceptçixu^e doctrine? La soumission, n’èstellç: pas le gûntrairfe du jugement ? Or > u’est-ilpas Certain ■q&’au.télqpgdcs apôtrôeia.foi consistait, àse somj)éttfê5 ^iest-ft-paij eerfcin que làfoi »peonsislait pis-aiors' g, juger pour soi-mènïe? En vain mr alléguerait qyé Rtfonnhe. qui jtçge d^pràs les écrits

fewceeSsentieUc tmtre Lacté tfècse soumettre -à uri oracle

Avivant cMelùi jiar h.'qîieJ. on admet lîautorité d’un •livre. "Daqs te. premier cas, loé paroles de ccjui qui transmet lâ’doctrjncf sont -sans •appel; dans'le second , lé leçteür ôônclhl et décide. Réfléchissez à la différence av$c laquelle vtus-vappor telles parole^ de quelqu’un en fn présence ou -çry son aUéetaceL St leur auteur est

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