PERSPECTIVE ' DC MISSIONNAIRE
Chambre des lords; arrachez ses formulaires du code do nos lois; ouvrez ses universités. aux. dissidents; reconnaissez la sécularisation de son clergé; soumettez au droit commun ses réunions, religieuses et à quoi cela conduira-t-il? Vous savez que si l’Etat ne l’obligeait à être une, elle se partagerait aussitôt en plusieurs corps, dont chacun porterait en lui-même les germes de nouvelles divisions. Même la petite sccte des non juron i , il y a cent cinquante ans, se scinda en deux, après s’ètre affranchie du pouvoir cjvil. Cette religion n’a aucuire consistance interne, auouue individualité, aucune Vie; rien enfin qui la rende apte à se propager. Le nrétheidisme représente une idée quelconque ; le congrégatiohalisme en représente une autre ; mais la religion établie ne représente rien au-delà de son établissement par l’Etat. Sa propagation a, été plutôt passive qu’active ; elle 41 été transportée dans différents pajs par des raisons politiques,. par des raisons d’Etat; elle se meut, parce que l'Etat serpeut; elle fonneuiie espèce «l’appendice, d’accessoire, d’arme pu de parure du pouvoir royal ; elle est la religion^ non pas même de la race anglaise, mais de cette partie «le la race anglaise qui gouverna le pays. Les Anglo-
'■* I, ’îlufeur fait allusion à certaine» lois qui UC (Mumottenf pas A un ecclesiastique de l'Etoblissemeut do s'enpvqer dans une autre profession ou d'introduire' des Vmvcautés dans les ofliees de l'Église, telles, l«ar exemple , que d'avoir des assemblées dp prières qui son! si èomraoues parmi les méthodistes, et les dissidents. La loi défend-que plus de vingt personnes se réunissent pour prier e«i commun, à moins iCavoir une patente A cet effet, semblables A celles accordées au v dissidents. • ' • (Note du trmhictmr.) ,
* Ceux qui refusaient de prêter le serment d'allégeance, (bletti.),
M02 norzifcMF. .coïpàtMwré. ’
Saxons ont fait de nos jours ce que firent autrefois les Sarrasins. Ils font a regret, par calcul, ce que les autres font de grand cçeur par fanatismes telle est la différence entré ces deux peuplés. Les Sarrasins, au commencement de leur puissance, convertirent par l’épéë les hérétiques d’Oriènt; mais. aü moins les progrès de leurs croyances dans l’Inde Sont, le résultat de l’émigration, cOmme ceux de l'anglicanisme aujourd’hui. C’est le commerce et la? colonisation qui ont propagé l'Islamisme chez les autres nations ; mais quand il a rencontré le catholicisme' a l’Occident; il a fait éh
Espagne Aussi peu de progrès que l’atiglicanisme ért Irlande. 1 '
11 n’y a, mes frères, qü’une sdide religion qui possède cette unité interne qui est la première condition dfe l'Indépendance, Aucune dos religions do la Russie, de l’Angleterre, de l’Allçnragne, n’a ce caractère divin. En Angleterre l’idée là plus large qu-’on se fasse, d’une religion ne va pas au-delà de celle qui peut embrasser une ctasse de la société; la religion de l’Etat elle-même n’est que la religion d’une classe. Il y a une foi pour le riche et une autre pour le pauvre ; tel homme, qui a été élevé au milieu des sectes’, fait fortnue, et, une fois parvenu aux honneurs, il se rattache à la religion de l'Etat, qui est -la religion de» riches; il y a vuie église pour. les enthousiastes, et unç antre phur les hommes graves ol réfléchis. Certaines sectes sont bien vuès du monde ;. d'àutres Sont envisagées par lui avec dédain. Les premières ne pourraient supporter le mépris, ni le;? secondés les faveurs.
PF-ftSPKCTIVfe Dt ilISStOgNAlttE. 3M
Aucun? d'elles ne crtmp'refidiii nature hutiantrie ; auénne n’embrasse I’hntnmç lotît entier; aucune ne met les hommes sur le même pied d’égalité; aucune rie s’adresse à la fois à l*çsprit et au Coeur', à la Crainte et il l’amour,' aux hommes actifs ét ant hommes contem-
• platife. On regarde ateç raison, commemne des pieuves de la vérité diï cbcistiariisrfie , ce fait que les hommes lès plus remarquables ont été Chrétiens. Gç n’est pas que tous les esprits éclairés et profonds aient professé cette religion, niais elle a remporté de si brillantes et de si nombreuses Victoires pàrmi eux,- qu’il est démontre maintenant que'si toits des hommes ne se convertissent pas, eu n’est ni l’habileté ni la science qui en Sont cause. Tel e£l le caractère du catholicisme,
» qué l’Eglise admet fous les hommes, les plus puissants comme les plus faibles, les plus instruits comme les plus ignorants; elle n’en, exclut aucun; elle a place -pour tous, ils sont fous ses enfants; l’Eglise* est la . consolatrice dés affligés, la modératrice dés heureux, la directrice des égarés. Elle a des ycgx de mère pour - les innocents; elle frappe et confond les libertins; elle abaisse les orgueilleux ; elle ouvre l’intelligenCc dpS ignorants; elle humilie la vanité des savants. Ce que je dis là, elle l’a fait autrefois, elle le fait fous les
• jours, elle le fera encore; il suffit pour cela qù’on lui laissé le champ libre et la liberté d’agir. Elle n’a pis besoin dç la protection de l'autorité civilcj On d’autres temps, elle s’est mise sous cette protection, et, comme ri fait aussi le protestantisme, clic a eu recours a IVper «lu pouvoir temporel. Elle. agissait ainsi.autrefois,