CONVENANCE BITS GLOIRES Ï>E' MARIE
délicats, comment lu parole do vérité etde sainteté découle rait->eHe efficacement d’une bouche impure et d’uft coeur terrestre? Non; tel arbre, tel fruit. « Garde?.- vous des faux prophètes,-» dit Notre-Seigneur ; et il ajouté: « Vous les connaîtrez à leurs fruits; Lés hoirtmes cueillenf-ils des raisins sur* les épines oifdes ligues sur les chardons? »
Gela n’ést-il pas vrai, mes frères? Lequel d’entre vpus irait demander conseil a un homme, quelque sauvant , expérimenté et capable qu’il fftt, s’il était connu compie un homme pervers et impie? Vous savez que ' l’absokUion. donnée par un mauvais prêtre est aussi valide que celle qui est donnée par un bon prêtre; cependant , Vous irez plutôt chercher des-eonseils, des consolations et des enseignements auprès d’un bon prêtre qu’aHprès. derelui que vous ne respectez pas.
« La bouche parle de l’abondance du cœur. » « Un homme bon tire de bonnes choses du bon trésor de son cœur, et un homme pervers en tire- de mauvaises de son mauvais trésbr. » •
Il en est ainsi jiotir l’âme; il en est ainsi pour le Corps. De même que le produit de la sainteté est saint dahsles naissances spirituelles, il l’est aussi dans le cas qui nous occupe. Marie tic fut pas un simple instrument de la dispensation de Dieu ; le Verbe de Dieu ne se borna pas à venir et à s’en aller; il ne se borna pas ' à passer par son sein, comme il passe par notre bouche. . dans la sainte communion. Le Fils Etérnel ne prit pas un corps céleste façonné par les anges et apporté par eux dans ce bas monde ; non , il assimila le sang et la
'43b • . uix-HirmÊME cosfébencb-
chair de JQarie à sapersonse .divine ; c’est par elle qu’il devint homme, c’est d’elle qu’il reçut la forme et les traits, l’air et le caractère sous lesquels il se uianilesta au monde: Sa ressemblance montrait de qui il était fils. Ainsi sa pïgre 1 est le premier des prophètes , car c'est d'elle’ que sortit corporellement le Verbe j elle est le seul oracle de vérité, car la \ oie, la V érité et la Vié daignèrent la choisir pour mère ; elle est le seul moule de, la Sagesse divine, qui prit en elle sa forme indélébile. 11 ne- faut donc pas douter qne « si les prémices sont saintes , la masse Pesf aussi ; et si la racine est sainte, les branches le sont apssi. » J1 était naturel , il . était convenable qu’il én fût ainsi ; il était juste que tout ce que le Tout-Puissant peut faire dans la personne de l’être fini -se réalisât en elle. 11 fallait que , le fils étant Dieu; la mère fût aussi digne de - lni qu une créature peut l’être du Créateur; que la- grâce acCom- • plit en elle « une œuvre parfaite; » que, portant dans - son sein la- Sagesse éternelle , elle fût cette sagesse créée dans laquelle réside « toute la grâce de la voie et , ^ de la vérité ; » qu’étant la mère du « bel ampur, de la crainte et delà sainte espérance, » « elle répandit une odeur de cinnamome et de baume, cl un parfum 'comme la myrrhe franche. » Peül-on. assigner des limites à la sainteté de la Mère de Celui qui est trois fois saint?
L’Église ,a toujours chéri , dans le fond de son cœur, et ses enfants ont 'toujours proclamé avec empressement cette vérité , ; qu’on ne peut assigner d’autres limites -que celles de ku nature créée à la sainteté de