CONVENANTE DES GLOIRES DE MARIE
Marie. Abruhamcrut qil’un fils naîtrart' de sa femme âgée ; mais Marie eut plus de foi qn’Abrâliam, lorsque Gabriel vint foi. annoncer la volonté de Dieu. Judith consacra son veuvage à Dieu, au grand étonnement de son peuple ; mais Marie offrit dès sa plus tendre enfance sa'virginité au Seigneur. Samuel passa ses premières années dans le temple , se tenant éloigné du monde ; mais Marie fut logée par ses parents dans le sanctuaire, à un âge où les enfants, savent à, peine, distinguer le bien du mal. Salomon , â sa naissance, fut appelé « cher au Seigneur; » or comment celle qui dé va il être la Mère, de Dieu n’aurait-elle pas été chère au Seigneur dès le jour de sa naissance? Mais il y a plus : saint Jean-Baptiste fut sanctifié par l'Esprit saint avant sa naissance; or, .Marié ue sera-t-elle.que l’égale'. du Précurseur? N’est-il pas convenable que ses privilèges surpassent ceux de saint Jean? Est-il étonnant que la grâce qui précéda sa naissance de trois mois, cornmence chez Marîe^u uiomerit môme de soji existence, •l'exempte du péché originel, et soit en avance sur l’usurpation dé Satan ? Marie doit surpasser tous les saints ;, le fait mèmè que certains privilèges leur ont été accordés nous prouve» immédiatement qüo de toute nécessité.' elle ù mi les mêmes privilèges et» de phi s grands encore. Sa conception ' fut immaculée-, aün qu’elle pût Surpasser tous les saints par la date aussi bien <jue par la perfection de sa -sainteté.
Mais, quelque iflcomprébeqsiblc^t quelque grande qu’ait été la:gràce qui lui fut Accordée', n’allez pas croire, mes frères, que .cette- grâces h dispensait de
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tout effort personnel. Elle était, comme nouF,- soumise à une épreuve ; elle grandit en grâce de la-même manière que nous, et comme nous elle mérita cet accroisse, ment. C’ogt une autre considération qui nous mène à la conséquence que je viens de tirer : Marie p’était pas, comme les œuvres inanimées du Créateur, belle et glorieuse par quelque loi de sa nature; car elle finit, mais elle ne commença pas par être toute parfaite. Elle reçut une première grâce, puis une autre, et elle mérita celle-ci par le hpn usage qu’elle fit de la première! Elle était entièrement un agent moral comme les autres; elle marcha, comme les saints, de vertu en vertu, d’élévation eri élévation, de sorte que à l’âge de cinq ans, elle méritait ce qu’elle ne méritait pâs encore à sa naissance, et à l’âge de treize ans ce qu’elle ne méritait pas à l’âge de cinq. Or, mes frères, dequoi fut-elle jugée digne, à treize ans? Qu’est-ce que Dieu jugea à propos d’accorder à cette pauvre fille, à un âge où la plupart des autres enfants n’ont encore commencé à penser; ni à Dieu, ni à eux- • mêmes, pi à faire le moindre usage- de la grâce qu’il leur accorde à un âge où biçn des saints sont encore plongés- dane le pesant sommeil du péché, et où, loin de mériter les bienfaits, ils ne'méritent que les châtiments de leur juste juge? C’est la saintetç dont elle était ornée à cet âge qui lui mérita d’être élevée à la dignité de Mère de Dieu. Il n’y a assurément aucune proportion entre la nature de l’homme et les récompenses de Dieu ; il nous permet de mériter ce que nous ne pouvons réclamer que de sa bonté* 11 nous promet