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le ciel pour nos bonnes œuvres en cette vie, et, à la faveur de cette promesse, nous pouvons irons regarder comme tout à fait dignes du ciel, quoique le ciel soit un bien infini, et que nous soyons des créatures finies. Quand donc je dis que Marie méritait d'être la Mère de Dieu, je fais allusion à ce qu’il était naturel et convenable quç Dieu, en sa qualité de Dieu, accordât à la perfection plus qu’angélique obtenue par Marie avec la grâce du Seigneur. Je ne veux pas dire qu’elle pût réclamer, pas plus qu’elle n’espérait la récompense qu’elle reçut ; mais, ceci une fois concédé, considérez combien dut être souveraine et trans- . rendante une sainteté que Dieu daigna récompenser par une pareille prérogative. Enoch fut retiré d’entre les méchants, et c’est pourquoi nous disons : Voilà un homme, juste qui était trop bon ppur le monde. Noé fut sauvé dû déluge et en sauva d’autres, et c’est sa justice qui lui mérita cette faveur. Combien était forte la -foi d’Abrabam, puisqu’elle lui valut le titre d’ami de Dieu! Combien était grand le zcle des lévites, puis^ qu’il leur mérita -d’ètrc la tribu sacerdotale! Combien vêtait ardent l’amour de David, puisque, par égard pour lui, son fils ne fut pas détrôné après sa chute dans l’idolâtrie ! Combien était grande l'innocence de Daniel, puisqu’il lui fut révélé dans celle vie qu’il persévérerait jusqu’à la fin! Quelle était donc la foi, quel était le zèle, quel était l’amour, quelle était l’innocence de Marie, puisque ces vertus la préparèrent, après un si court intervalle, à être la, Mère de Dieuf Vous voyez par là, mes frères, que les gloires de
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Marie ne. sont pas uniquement basées sur sa maternité; sa maternité n’en -est que la récompense. Si elle ji’avait pas été « pleine de grâce, » 1 selon l'expression, de l’Ange; si elle n’avait pas été prédestinée â être la reine des saints; si elle n’avait pas ea plus de mérites que tous les hommes et tous les anges ensemble, elle n’aurait pas pu être convenablement élevée à son ineffable dignité de Mère de Dieu. La fête de l’Annonciation,, où Gabriel lui apparut; la fête de Noël, où le Christ naquit, sont le centre et non lé cercle de ses gloires; elles forment le zénith de sa carrière, la mesurp'deson commencement et de .sa fin. fies fêtes reportent nos pensées à la fête de sa Conception et eu-./ suite à Celle de l’Assomption ; elles nous rappellent combien le levér de cet astre divin fut pur; et nous donnent un avant-goût -de la beauté de son couchant.
* Mes chers frères; je ne- voudrais pas, dans ce montent heureux, vous fatiguer par de lourds arguments; et cependant, permettez-moi de finir comme j’ai commencé. Je serai bref; mais veuillez më pardonner si je considère la brillante Assomption de k sainte Vierge plutôt comme un point de doctrine que comme' un motif de dévotion; c’est ainsi que j’ai déjà considéré sa pureté, immaculée. ,
Il était juste, il était convenable que la sainte Vierge, dont l’existence avait été si remplie de sainteté et de miracles, fût élevéë au ciel et ne fût pas laissée dans lë tombeau jusqu’au second avortement de Jésus-Christ. Toutes les œuvres dij Dieu offrent une magnifique harmonie; leur fin répond toujours à leur commcnce-