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OU LA MISERICORDE

Heureux lei miséricordieux, (S. Matthieu, v, v. 7.)

out est-il perdu, à jamais perdu, pour une âme coupable ou une âme légère ? N'y a-t-il plus place pour l'espoir? Oh ! espérez toujours, malgré vos chutes.

Laissez-moi, Mesdames, tous montrer Jésus comme réconciliateur. Nous lirons l'Evangile ensemble, et nous y trouverons de nouvelles forces pour chanter la gloire de votre Maître et du mien.

Une âme souillée peut-elle être réhabilitée ? Cette question est surtout opportune aujourd'hui que le théâtre et le roman ont la passion de la réhabilitation. On a appelé toutes les âmes perdues, tous les cœurs tombés, et on a voulu les relever sans Jésus.

La réhabilitation est-elle possible par le pouvoir judiciaire? Ces magistrats que l'on choisit parce qu'ils sont parfaitement équilibrés, pacce que leurs âmes fortement trempées dans le droit et le devoir ne se laissent jamais attendrir , ces magistrats peuvent-ils réhabiliter? Ah! celui qu'ils ont condamné une fois, celui qui, après avoir subi sa peine, rentre dans la société , est lavé de sa faute aux yeux de la justice, et cependant cet homme n'est pas réhabilité : il est montré au doigt : Regardez : le voilà !

La réhabilitation sans Jésus est impossible : il faut que l'âme passe par le repentir ; ce mot cache un sens bien profond.

Avant le Christ, l'homme avait les regrets,

les remords ; mais il ne connaissait pas le repentir. Cette rencontre de Dieu avec l'âme coupable était perdue dans l'immense lointain de son ciel ; nous ne pouvions l'atteindre : mais il vient, il passe par l'Incarnation , il se fait petit enfant dans une crèche, et nous l'avons rencontré , et nous avons pu l'aimer dans sa miséricorde. Nous étudierons cette miséricorde dans ses paroles et dans ses œuvres.

Ses paroles. Il a dit : Je ne suis pas venu pour ceux qui se portent bien , mais pour ceux qui sont malades, pour les brebis qui sont égarées et qui souffrent. Puis, pour donner plus de clarté à ses paroles, il se sert de la parabole, il emprunte le langage de Papo-* logue et il dit :

Une femme avait dix pièces de monnaie et elle en perd une ; aussitôt elle met ses servantes sur pied, elle cherche, elle fouille , elle enlève la poussière ; die va éclairant avec une lampe les coins et recoins de sa maison»

jusqu'à ce qu'enfin elle Tait retrouvée ; alors, dans sa joie, elle convie ses amies , ses voisines, et elle leur dit : J'avais perdu une pièce d'argent , mais je l'ai retrouvée ; venez vous réjouir avec moi.

Quelle est donc cette femme , ou plutôt, quel est cet homme qui ose se comparer à un cœur de femme ?

Ah ! c'est Jésus. Il avait dix pièces de monnaie marquées à son effigie ; il en perd une, et aussitôt le voilà se courbant dans la poussière de la terre et cherchant jusqu'à ce qu'il la trouve, et quand enfin il la tient , alors il convoque les anges, il annonce son triomphe aux puissances célestes , pour qu'elles se réjouissent avec lui.

Mais ce n'est pas tout , son esprit ingénieux à trouver des paroles dignes des sentiments de ce cœur si bon , si miséricordieux , lui inspire la parabole du Bon Pasteur.

Un. berger avait cent brebis ; un jour il s'aperçoit qu'il en manque une : aussitôt

abandonnant les quatre-vingt-dix-neuf autres, il se précipite à la poursuite de cette brebis égarée ; après de longues marches, de grandes fatigues, il l'aperçoit enfin , cette ingrate, mais dans quel état ! il ne recule pas : de ses mains il écarte les buissons d'épines, il prend sa brebis, il la presse sur son cœur , il panse ses plaies , il la met sur ses épaules afin de lui éviter les fatigues du retour. Oh ! ce bon Pasteur, n'est-ce pas Jésus courant après vos âmes, soulevant votre buisson d'épines , vous retrouvant et bien souvent vous portant luimême pour vous éviter les fatigues du retour?

Puis il dit: Un père de famille avait deux fils. L'un d'eux , le plus jeune , se lasse de cette vie' douce et paisible ; il est fatigué de s'asseoir chaque jour au foyer paternel ; il ne veut plus des doux soins de sa mère , il demande la part qui lui revient de sa fortune, et il part, et le voilà sur les grands chemins, usant son âme avec son héritage, semant.son

cœur, ses tendresses et son argent jusqu'à ce qu'un jour il se trouve dans la misère. Alors il dit : Eh bien ! je me mettrai au service d'autrui , il faut que je vende ma liberté. Et le voilà, selon l'expression presque brutale de l'Ecriture , le voilà gardant les pourceaux, ayant à peine un morceau de pain noir pour sa subsistance. Dans cette abjection , il se met à penser , et il dit : Combien de mercenaires qui, dans la maison de mon père, sont mieux traités que moi! Et il se lève, et s'écrie: Je retournerai à mon père !

Combien d'âmes , qui jouissent des saintes joies de la foi et qui ont tout abandonné , qui se sont égarées dans de nouveaux sentiers, avec le bagage de leurs passions ! Est-ce que ces âmes, en voyant leurs sœurs, leurs mères, leurs épouses calmes et paisibles , jouissant des joies de l'esprit et des joies du cœur , ne diront pas, elles aussi : Je me lèverai et j'irai à mon père !

Peut-être attendent-elles , pour se décider,

de connaître la conduite de ce père si indignement outragé par son fils. Ecoutez : Cependant le père ne cesse de pleurer son fils ; ses cheveux ont blanchi , ses joues se sont creusées sous le poids de ce chagrin ; la mère est morte de douleur , et chaque jour le père se rend sur une éminence voisine, cherchant du regard à l'horizon l'ombre de son fils , et chaque soir il rentre plus désolé.

Un jour, jour béni, le soleil allait se coucher, il aperçoit un homme; mais cet homme est couvert des haillons de la misère ; il porte les livrées du vice et de la débauche. Ah ?

. n'importe ! le cœur, ce cœur de père a deviné son fils ; il est malheureux , il ne l'attendra pas : il se précipite, il vole à sa rencontre , il le prend dans ses bras, il le couvre de ses baisers, il ordonne à ses serviteurs de lui obéir, il le revêt de vêtements dignes de son rang, il lui met l'anneau au doigt, il ordonne un grand festin et il dit à chacun: J'avais un fils, je l'avais perdu ; mais aujourd'hui je l'ai retrouvé; ah ! réjouissez-vous avec moi 1. ,

N'est-ce pas Jésus qui vous attend avec tant de patience, Jésus qui voudrait enlever ces haillons du péché, qui voudrait attendrir votre cœur, vous revêtir de la robe blanche et vous mettre l'anneau au doigt ? Ah ! dites-le-moi, ces accents touchants et tendres ne sont-ils pas les accents de la vérité et de la miséricorde?

Mais les paroles peuvent bien tromper ; les faits, jamais. Bien souvent, chez les hommes, les actions ne sont pas à la hauteur des paroles : Examinons les actes de Jésus-Christ et voyons s'il n'a été miséricordieux qu'en paroles.

D'abord, il faut remarquer que Jésus a rencontré tous les crimes de l'esprit et du cœur, et à chacun de ces crimes , à chacune de ces faiblesses il a répondu par un mot de miséricorde, pcjr une œuvre de miséricorde.

Premier crime de l'esprit : La peur , cette lâcheté de l'intelligence. Un homme est puissant dans Jérusalem ; il a une haute position, chacun le respecte, beaucoup lui obéissent ; il

a entendu parler de Jésus, il Youdraitle voir, mais il craint de nuire à sa réputation ; par ce fait, il craint de jeter un nuage sur l'admiration dont il est entouré et il fait demandera Jésus un entretien secret, et c'est la nuit qu'il entendra cette parole bienfaitrice. Jésus accepte ce rendez- vous ; il ne veut pas manquer l'occasion de donner à cette âme les enseignements dont elle a besoin , et voilà qu'au jour de la douleur, au jour de la défection, alors que les disciples se sont enfuis, il retrouve son énergie, il vient réclamer le corps de son Maître et lui donne un sépulcre.

Deuxième crime de l'esprit : Le doute, cette terrible souffrance de l'intelligence. 11 y a des âmes d'élite, des intelligences bien belles, élevées dans la vérité ; un jour, je ne sais quels nuages s'élèvent devant elles, et elles ne voient plus, elles n'entendent plus ; elles sont semblables à des hommes qui, étant dans une antique cathédrale, oublieraient d'admirer la grantfeur de l'architecture, la ciselure des ro-

gaces qui, sous la main d'un habile sculpteur, sont devenues des dentelles de pierre , et dédaignant toutes ces choses, ne verraient que de la paille et des toiles d'araignées, suspendues à une colonne. Ces hommes cherchent peut-être la vérité qu'ils ne comprennent plus. Quelques disciples avaient cru ; ils suivaient Jésus et partageaient sa doctrine; mais, après sa mort, ils se prirent à douter et, s'en allant sur le chemin, ils se disaient : Il nous avait

promis de ressusciter le troisième jour , et voici ce jour sur son déclin et nous ne l'avons

pas vu ; il est vrai que des femmes disent l'avoir aperçu , mais ce sont des imaginations de femmes. Et ils étaient tristes , quand un étranger s'approche d'eux ; il leur demande le sujet de leurs préoccupations, et eux disent: Il faut que vous soyez bien étranger à Jérusalem pour ne pas savoir ce qui s'y est passé ces jours-ci. Un homme nous a dit qu'il était Dieu ; nous l'avons cru. Il a été mis à mort, il nous avait annoncé sa résurrection trois jours

après sa mort, et le troisième jour couche à sa fin, nous ne l'avons pas vu. Alors l'Inconnu leur explique les Ecritures, et quand il veut les quitter , les disciples lui disent : Restez avec nous, il se fait tard. Et pendant le repas , il bénit le pain, le rompt et le leur donne. Ils le reconnaissent ace signe, et, quand il disparaît, il se disent : N'est-ce pas que nos cœurs étaient brûlants pendant qu'il nous, parlait î

Vous qui doutez, vous qui avez connu ces affreux moments où l'homme regarde son cœur.

Il ne trouve plus rien debout, il ne trouve que des ruines. Eh bien ! dans ces heures pénibles, n'ave?-vous pas rencontré le divin Etranger de Jérusalem dans les pressantes sollicitations d'une épouse , les douces supplications d'un enfant , le jour de sa première communion ?

Ah ! croyez ces pressentiments, laissez-vous toucher et reconnaissez dans ces sollicitations, dans ces supplications, reconnaissez l'apparition d'un Dieu qui vient vous bénir et v ous réhabiliter.

Troisième crime de l'esprit . L'incrédulité. Ce n'est plus de l'hésitation , mais c'est l'affirmation nette et précise d'un esprit qui ne croit pas. Il demande à contempler, à toucher les plaies ; ce n'est plus le disciple, c'est l'apôtre, c'est l'âme qui veut voir Dieu; l'âme qui donne à Dieu un téméraire défi, un audacieux rendezvous. Montrez- vous et je croirai! Que d'âmes qui donnent à Dieu une semblable entrevue! Eh bien ! voyez comme il agit. En vain les disciples, les apôtres , les saintes femmes qui ont vu Jésus, affirment sa résurrection et sa divinité, Thomas reste inébranlable ; il ne croira que quand il aura vu. Jésus arrive, il traverse les murailles, il oublie les fidèles , et allant droit à cet incrédule il lui dit : « Thomas, mets tes doigts dans mes plaies et ta main dans mon côté. » Et Thomas convaincu se jette aux pieds de son Maître, en disant : Mon Seigneur et mon Dieu !

Que d'âmes qui demandent cette visibilité des plaies ! Dieu leur apparaît dans les évé-

nements providentiels ; alors, saluez Jésus qui tous bénit et qui vous pardonne.

Jésus n'a pas seulement rencontré les crimes de l'esprit, il a surtout rencontré les crimes du cœur, et comme les premiers sont plus attribués aux hommes, les seconds le sont plus généralement aux femmes,

Premier coeur attaché aux biens de ce monde, personnifié par Zachée. Cet homme aimait l'argent d'un amour passionné ; mais il entend parler de Jésus , il veut le voir : la foule est trop grande, il ne peut parvenir jusqu'à lui, et voilà Zachée montant sur un sycomore pour voir le Miséricordieuxqui s'avance. Jésus savait que là il y avait une âme à sauver, et levant la tête il dit : Zachée, descends, car je veux entrer dans ta maison. Et Zachée, heureux de recevoir Jésus, se précipite verâ lui et lui dit : Seigneur, je veux donner la moitié de mes biens aux pauvres.

2 e La femme mondaine. Cette femme frivole, entourée d'adulations, de nuages d'encens ,

d'hommages et de louanges ; dont toute la vie est une suite de succès, l'existence un sourire, est attendue par Notre-Seigneur. Cette pauvre femme renferme destrésors de tendresse, Une faudrait qu'une parole pour les développer, les faire monter vers son Maître. C'est sur le bord d'un puits qu'il la rencontrera, près de Samarie. Elle vient puiser de l'eau; elle voit cet homme et n'ose lui parler, car elle appartient à la nation détestée des Juifs ; mais Lui, voyant son embarras, lui demande à boire; le Maître du Ciel réclame une goutte d'eau à cette femme altérée de la vérité et de la sagesse ; il lui parle des sources de la grâce; il lui parle de son âme surtout et de sa conduite la plus intime. Elle, touchée d'un trait divin de lumière et d'amour , se jette à ses pieds et se relève convertie , et , parcourant avec un zèle inou? la ville, elle raconte ce qui vient de lui arriver ; elle chante les louanges de son Maître, et Samarie revient au Seigneur ; et une pauvre femme, qui jusque-là avait été perdue par la

frivolité et la légèreté, devient un courageux, noble et vaillant apôtre.

3 e Plus haut, il y a la femme coupable. Prise en flagrant délit de crime, saisie sur le fait et condamnée à être lapidée, on la conduit devant Jésus. Les vieillards, les juges, les magistrats raccompagnent ; elle est là, cette pauvre femme, enveloppée dans sa honte, abîmée dans son déshonneur. On demande à Jésus ce qu'il faut en faire. Remarquez que cet acte n'était autre chose qu'un piège tendu à la justice du Sauveur. \

Les Juifs disaient : S'il l'absout, il agit contre les lois dont il ordonne le respect : s'il la condamne, où est sa miséricorde ? Lui, s'in* clina vers la terre et traça des caractères sur la poussière. On lui adresse une deuxième fois cette question : Que voulez- vous que nous en fassions ? Et, toujours muet, il trace des caractères sur la poussière. Enfin, à une troisième interpellation, il relève la tête, et s'adressant aux juges avec toute la majesté dé nos pouvoirs :

« Que celui d'entre vous qui est sans péché lui jette la première pierre. » Et ils s'en vont tous , à commencer par les vieillards. Jésus reste seul avec cette femme accablée et comme anéantie dans sa douleur ; Lui, la pureté divine, il est seul avec la femme dégradée. Elle, courbée dans son désespoir, gardait le silence. Jésus savait bien qu'elle n'oserait pas lui adresser la parole, en lui disant: « Vous ont-ils condamnée ?» Et elle, entendant cette voix bénie, sent son cœur s'attendrir ; elle lève les yeux et lui répond: « Non, Seigneur, personne ne m'a condamnée. » Lui ajoute: « Moi non plus je ne vous condamnerai pas. » Et il la relève, il la réhabilite, et prenant cette âme comme par la main , il lui dit de marcher en paix et de ne plus pécher. Que craint-elle désormais ? Jésus lui a pardonné , il l'a purifiée; c'est là l'admirable rencontre de Jésus-Christ avec la femme coupable.

Remarquez que le monde fait tomber les âmes, mais qu'il ne les relève jamais ; il ouvre

\m abîmes et il veut lapider. Jésus seul pour les grandes misères a les grandes miséricordes. 4 e Plus haut encore sur l'échelle des crimes du cœur , se trouve la pécheresse de la cité ; toutes les ignominies réunies sur une seule tête. Ses fautes sont publiques : aussi Jésus lui pardonnera-t-il , non dans la solitude , mais au milieu d'un festin. Jésus était à table chez un grand pharisien, au milieu d'une foule nombreuse,*quand tout à coup elle entre. Chacunla connaît ; mais elle avance au milieu de ces sourires dédaigneux, portant son vase de parfum aux pieds de son Maître. Elle se précipite à terre , elle arrose ses pieds sacrés de l'abondance de ses larmes, elle lès essuie avec la soie de ses cheveux, elle répand sur eux tout son parfum précieux. Le pharisien disait en luimême: S'il était le Messie, il connaîtrait cette femme qui le touche , et il la chasserait. Mais Jésus sachant ses pensées, lui dit : Simon, je suis entré dans ta maison et tu ne m'as pas donné de l'eau du torrent pour laver mes

mains, et cette femme arrose mes pieds de ses larmes ; tu la condamnes, moi je l'absous. Et il l'associe en quelque sorte à son apostolat, et il mangera chez sa sœur, et il ressuscitera son frère, et lorsqu'il sera sur la croix, il prendra cette femme , il la mettra sous ses pieds, entre sa Mère Immaculée et la pureté de Jean, et les générations saluent l'innocence retrouvée entre les deux innocences gardées. Tous ces actes ne sont-ils pas des actes de miséricorde?

La littérature moderne veut prendre les faits du christianisme , mais elle veut lui ôter son autorité divine, elle veut réhabiliter sans Jésus. Voyez ce que fait le monde : une jeune fille quitte sa famille , • elle arrive dans nos villes avec sa pureté et son innocence; on fait briller à ses yeux les tentations du luxe. Elle succombe, elle jouit du luxe leplus extravagant, des plaisirs les plus déshonorants ; quelques années après, elle est sur son lit d'agonie, et ce monde qui Ta prise, qui, en quelque sorte

Ta jetée dans la boue, ce monde ne lui payera pas même un lit à l'hôpital, et elle ira mourir seule et déshonorée, entre Dieu qui la cherche et le prêtre qui la bénit.

Il y a ici-bas une chose étrange, c'est que le cœur de l'homme est cruel. II jette l'insulte au visage des femmes qu'il a fait tomber, cependant regardez ces abandonnés, ces meurtriers , ces forçats , ces misérables que vous voulez réhabiliter; ah ! ils ne le seront pas s'ils ne rencontrent le cœur de Dieu toujours bon t toujours miséricordieux. En face de ces cœurs humains sauvages et barbares, il y a déjeunes prêtres, de vieux prêtres qui ouvrent le cœur de Dieu, en font jaillir la miséricorde, pour la répandre dans ces cœurs avilis ; et ces âmes tombées, flétries , viendront à moi , apôtre étranger, elles me diront : Mon Père, mon Père! et m'inclinant vers elles , je leur dirai : Mon enfant, mon enfant, relevez-vous, aimez Dieu, aimez Jésus qui est mort pour vous ; il vous pardonne, il vous bénit.

Ah î dîtes, dites encore que nous ne sommes pas laits poor perpétuer la divine Miséricorde.

LA VIE RÉPARÉE

PAR LA CONFESSIOH

LA VIE RÉPARÉE

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