‹ Conférences d'Angleterre: Rome et le Christianisme; Marc-AurèleChapitre 7 sur 12 · G. Boissier, 'Religion romaine, p. 1 et âuiv · texte numérisé non relu

G. Boissier, 'Religion romaine, p. 1 et âuiv

troi) V, et par-dessus tout (écoutez; celui-ci, à vrai dire, était le grand Dieu de Rome), le Salut du peuple rcjmaia. C'était une religion civile, dans toute la force du terme.

C'était essentiellement la religion de l'État ; il n'y avait aucun sacerdoce distinct des fonctions de l'État; l'État était le véritable dieu de Rome. Le père y avait droit de vie et de mort sur son fils, mais si ce fils avait la moindre fonction, et que le père le rencontrât sur son chemin, il descendait de cheval, et s'inclinait devant lui.

La conséquence de ce caractère essentiellement politique fut que la religion romaine resta toujours une religion aristocratique.

On devenait pontife comme on devenait préteur ou consul ; quand on briguait ces fonctions religieuses, on ne subissait aucun examen; on n'allait pas faire une retraite

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