‹ Conférences de clinique médicale, faites à la Pitié, 1861-1862Chapitre 15 sur 25 · ndant · texte numérisé non relu

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MALADIES DES FEMMES EN COtJCHKS.

k fâcheuse influence ci" n 1 1 ktifail long et difficile, que je qu'il faut user du fcwsapl plus souvent et plus vite que Bi BOÎUaot en général les traités d'aecoucbemeol. fferi là un moj d éviter ces contusions de l'utérus, CM gangrènes partie] nous levons vu, entraînent de si fâcheuses conséquei-, aussi un moyen d'éviter ces phlcgmasies auxquelles les vei. utérines preum nf ptfti l'ildft usicdu fmreps, mais il ne faudi pas exagérer du pensée et arriver a en faire un usage trop far. et trop prompt, Mais j'entends par là qu'il ne faut pas attend étant* llenient, et se fondant sur une mauvaise interprétation 01 précepte : l L'accouchement est un acte physiologique, » lai*

a-el laisser aller ceil a fonction, sans aucune mtemtttiûO coimible, au moment où, parla lenteur même de SOû accomplissèment, elle devient un acte non plus ph ique, mai

tout à fait pathologique*

Cas altérations iiiée:iniqiies B0H< des circonstances qu'il est utile de d.'lournrr^nis doute; omis la vraie cause des affectifl l'aies n'es! pris la seulement. On doil SUrtOUl la vmr dans une in* lliirnei- fa ml la nature et l'essence nouj échappent tout à fait, et {M nous ne, pouvons apprécier que par ses effets. Cette influai appelée génie épidémique ; j'accepte cette dénomination, nu ne nims apprend rien autre chose que ceci, qu'elle agi! en temps sur un grand nombre d'individus placés identiques. Toutes les épidémies en sont là; jusqu'ici, n leurs effets suis pénétrer la cause intime qui les produit, et nous ad mettons, d'après cette communauté d'i effets, la couimunaidedela cause. C'est eu ejtagéranl cette manière de raisonner que rauteurs ont voulu voirune même maladie dans les différei pathologiques qui régnent en même temps à un moment doj est bien vrai qu'alors qu'existent les maladies îles femmi cèes et surtout la phlébite ou lu lymphangite avec Lui) rulente, on observe, soit dans la môme salle, soit dam voisines, des éiysipèles, des muguets, que les plaies quant facilement d'infection purulente, cl que les maladies prennent facilement une physionomie grave et un** : pp ;el\ nautique. Certes ces coïncidences sont importai] aa point de vue pratique, mais elles ne disent pas gramTch le mécanisme de production ^> ensembles pathologiques que IV1 étudie, Or, ce mécanisme de production, c'est bien (uns naiufante de la maladie. Procéder comme le fout

est absolument impuissante ; je l'ai constaté nombre de fois. Et d'ailleurs, quand bien môme elle ralentirait le pouls dans ces cas, la maladie dont la fièvre est le symptôme n'en serait pas amendée ; vous amoindririez un des effets de la cause, mais vous n'agiriez nullement sur cette cause.

Que vous dirai-je du sulfate de quinine ? On l'a beaucoup préconisé, les uns comme spécifique, les autres comme antiphlogistique, d'autres contre l'apparente intermittence des accidents. 11 a la même valeur que l'alcoolature d'aconit et que la digitaline ; il n'est pas bon à grand'chose; c'est simplement un tonique, et môme un des plus incertains. Donnez-le à doses moyennes, lfr,50 par jour, à fortes doses, 3 grammes par vingt-quatre heures; administrez-le en deux ou trois fois, ou bien toutes les heures, jamais vous n'obtiendrez d'amélioration; je l'ai employé souvent, et toujours sans aucun succès. J'avoue môme bien sincèrement n'être nullement convaincu par une communication plus récemment faite à l'Académie de médecine. Les faits sur lesquels s'appuie l'auteur de cette note sont hors de toute discussion, à cause de leur brièveté; après ce que j'ai vu, je ne saurais leur accorder aucune valeur.

Contre l'infection purulente je ne sais donc rien de bon. Tous les efforts doivent tendre à conjurer son développement, et pour cela, la voie dans laquelle il faut chercher, c'est, selon moi, dans les soins à donner à la plaie utérine, hâtez sa cicatrisation ; empêchez le séjour dans l'utérus du sang, du pus, du mucus, empêchez l'altération, la viciation de ces produits normaux ou pathologiques et vous ferez beaucoup pour la guérison. Mais comment arriver à ce résultat, là est la difficulté. Je suis bien convaincu fue le danger est dans ces conditions particulières, que c'est là qu'il faut porter le secours; mais on ne peut pas appliquer fitcilement des agents de traitement sur la face; interne de l'utérus, et les cautérisations au cautère actuel, que Sédillot et Bonnet (de Lyon) préconisaient pour les plaies, ne sauraient être employées kL II faut surtout rechercher les procédés capables de rendre fcefles les injections à la surface interne de Tut» rus, telle est la voie dans laquelle il faut marcher, et je crains qu'on soit encore I loin d'atteindre le but. En dehors de cela ce qui nous reste h faire, I c'est de combattre les diverses complications, comme je vous l'ai t dit, et de soutenir de notre mieux les forces de l'économie. [ Quelques accidents spéciaux réclament des soins particuliers.

que possible l'idée d'encombrement. D'ailleurs nu est l'encon mi'iif chez les femmes qui succombent iD ^ille, quand, à un moment (tanné, l'aisance, la richesse totale ne préwariual | femmes de cette terrible influence ? Non; l'encombrement est bon | éviter, niais ce n'est pas îà la condition nécessaire pour la production des accidents graves et surtout pour ceux d'infection que ri i ni ions. Tout est à faire sur ce point d'étiologie, ici comme en chirurgie, puisque ûe s<ml des états identiqu

I >rtaines circonstances semblent, lorsqu'elles se produisent etnz les femmes, servir de véritables auxiliaires k cette influen tlmlngique inconnue. Aussi des accidents éprouvés à uno courhe antérieure, mèmealms que dans l'intervalle la saule était ib régulière, peuvent aider à appeler Faction de cette iiilltiem peut-être n'aurait pas agi sans cette circonstance auxiliaire. Il t-st resté snuvrni alors dans le tissu cellulaire voisin de Tnte dans celui des annexes, des dépôts plastiques, qui jouent facilement le rôle dYpïnes ou d'agents piwocatam pour une Nouvelle altération.

Une autre circonstance semble encore importante, c1 tence d'une hémorrhagie un peu abondante au" moment de 1 rlieineriL Les blessés et les upérés, comme les femmes en cou subissent cette funeste influence des pertes sanguine»; Il mode d'action de cette cause s'explique facilement Je vous ai dit, à propos de la pneumonie, qu'il fallait un certain degré d> pour résoudre une inflammation, une force moindre pour foi pus; cette vérité s'applique très-bien aux plaies : la cicati rapide et régulière réclame un certain degré de farce t i blessé; supposez la force moindre, le travail adhésif qui doit fermer les veines n'a pas lieu et alors la porte reste ouverte h fin* feetion purulente. C'est en enlevant des forcis au\ ; que la perte, sanguine prédispose aux accidents graves*

On a voulu expliquer autrement les fâeheo s hé-

nmrrhagies, et on a dit que le sang diminué par elles de qu exerçait sur les parais des vaisseaux une pression insuffisant des fora l'absorption se faisait plus vivement; qn< EMUS

pour m remplir, prenaient tout ce qu'Us trouvaient, je veux bien passer pour organieien, maïs je ne peux pu accepter ces dernières opinions. Ce sont des explications emprmr une statique que je récuse d'autant plnst Messieurs, que les étttto hémalologiques nom apprennent que si la qualité du Itqn

altérée, la quantité semble ne pas être aussi diminuée qu'on pourrait le croire, l'eau empruntée à l'économie prenant la place du sang perdu et continuant de distendre les vaisseaux. Mais ce qui ne peut être remplacé, c'est l'influence d'un sang pur et riche sur le système nerveux, c'est, en un mot, les forces perdues par l'organisme qui n'offre plus alors la môme résistance aux influences morbides et la même puissance pour la réparation des désordres.

J'arrive maintenant au point le plus important de toute cette longue étude ; je veux dire le traitement auquel on doit soumettre les femmes en couches. 11 faut, dans cette partie du sujet qui réclame toute votre attention, distinguer deux indications principales : dans l'une figurent tous les soins, toutes les précautions destinés à prévenir l'état de maladie ; dans la seconde doivent être rangés tous les moyens que l'on peut opposer aux divers accidents morbides.

Le premier ensemble de soins qui constitue les dispositions préventives a une très-haute importance. Maintenez les femmes dans de bonnes conditions de température, auxquelles vous ne devrez jamais sacrifier le maintien d'une aération bien entendue. Ces règles sont d'une haute importance. Insistez sur les soins de propreté chez vos nouvelles accouchées; que le linge destiné à recevoir les lochies soit changé toutes les heures ou toutes les deux heures au moins; faites laver trois ou quatre fois par vingtquatre heures les parties génitales avec de l'eau légèrement chlorurée; ne laissez séjourner dans l'utérus ou dans le vagin ni lambeaux de placenta, ni caillots sanguins; quatre à cinq fois dans les vingt-quatre heures faites faire avec toutes précautions contre le refroidissement des injections vaginales avec de l'eau tiède chlorurée (i gramme de chlorure de Labarraque, chlorure de soude, pour 10 à 12 grammes d'eau).

La rétention d'urine et la constipation sont fréquentes après l'accouchement. Surveillez bien ces deux accidents ; combattez-les par des moyens appropriés : la constipation par des lavements simples ou légèrement purgatifs; par quelques doses de manne, 10 à 15 grammes ; la rétention d'urine par des cataplasmes et surtout par le cathétérisme pratiqué avec grand soin.

Un point des plus importants sur lequel je dois insister, c'est l'alimentation et le régime des nouvelles accouchées. Nourrissez très-rapidement vos femmes, comme je vous l'ai déjà dit; ne

restez pas dans ces idées de dicte, qui ont encore Aujourd'hui i de valeur dans ta pratique; ne craignez idlats d'un

alimentation raisonnable et modérée, comme ou les M ooauaeneemeat de c«- itètilâ. Ûee crainte» sont démenties ger h

pratique; le point du départ qui les a insph attU Eèldfr

nient, comme vous allez cri juger.

Un a beaucoup dit, ou le, dit même encore, que le Un aangpin prédispose tout particulièriMiieiitànntiamuuition; du cette conclusion que les moyens propres à réparer le sangf cornu 1rs aliments, mit des moyens capables d'éveiller ou d'entreleu l'inflammation. Voilà l'origine de la prescription de la diète. La pratique 1 démontré les inconvénients de cette manière de voir; de plus, le point de départ de cette théorie est loin eêA

i\niiT le tempérament sanguin ne prédispose pas à rinfrunutatiou; U aurait plutôt rinnuencu opposée, puisque les in<J doués de Dette l'onne de tempérament sont en général dm siitution assez Forte et assez résistante. Ce qui est exact, cYsl qur chez les sujets d'un tempérament sanguin les expressions *] liiatiqucs des maladies inflammatoires sont plus vives; nia; venieur dans 1rs tenues, si je puis ainsi dire* n'eulraine pas an* production plus fréquente delà maladie*

D'ailleurs tee blessés et les femmes en couches n'ont pas, I dire, des maladies inflammatoires \ ilepréeentenl des phiuumtas dont le mécanisme se rapproche de rmllammation, mi quelque sorte une inflammation physiologique qui doit aboutir À une réparation, au l ra\ ail du laquelle il faut que les iutliviilu sent ; ils ont donc besoin de trouver 1rs matérkua «le Ci trtl vous les eu privez eu les mettant à la diète, c'est à eux, à leurs tissu* qu'ils emprunteront oes matériaux; et dés lors, affaiblis pu celte sorte d'autophagie , ils subiront très-facilement, dèpqu ils seront, toute influence extérieure, quelle qu'elle soit.

Ce ne sont pas là de vaines théories, l'observation a relev faits de ce genre, Des amputés, pur exemple, ayant été EU diète* ou a su la cicatrisation des moignons s'arrci In «u

chirurgie un lait reconnu, que M. M.dgaignea pui 1 cou-

tribuéâ étahlir. Moi- même, j'ai vu des accouchées qui seuiblikal engagées sur une pente lâcheuse ge relever rapidement KWll influence d'une bonne alimentation. Aihh dû» nourris**^ \os accouchées ; ne craignez pas la lièvre de lait ; q délation m vous arrête pas; le lait sera a plus d'ahnr

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