‹ Conférences de l'Odéon (1915-1916) \Chapitre 4 sur 20 · VIII PREFACE · texte numérisé non relu

VIII PREFACE

savantes, le Légataire universel... cependant que vers la frontière, nos- petits soldats accrochés au sol sacré de la Patrie montaient la garde . et, par le miracle de leur bravoure invincible, permettaient à ceux qui les attendent de cueillir paisiblement et de respirer avec piété les fleurs délicates de la pensée française.

Jamais nous n'avons cessé de marier notre âme à la tienne, petit soldat. Dans les instants même où résonnaient dans la salle du second Théâtre- Français les applaudissements de toute cette jeunesse de nos lycées et de nos écoles, si ardente, si avide de beauté, notre pensée volait vers toi et t'adressait en hommage dans ta tranchée tout cet enthousiasme à qui ton> héroïsme avait permis de naître. Et la foule s'écoulait après cette leçon de culture française, tandis que là-bas — si près ! — les canons lourds de la lourde race creusaient des tombes à nos héros légers.

Heures de tristesses, heures d'orgueil, les voilà qui revivent dans les pages qu'on va lire...

Paul Gavault.

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