L'ÉCOLE DE8 FEMMES
tîiTiprunté de Calderon ; la scène s'en passait à Madrid ; et Ips personnages s'en appelaient Elvire, Alonso, don Fadrique. Encore qu'il eût par devers lui l'exemple applaudi de son grand frère, — du Menteur et de la Suite du Menteur, —Thomas ne s'était pas donné la peine seulement de « dénationaliser * son emprunt. Pareillement Scarron, dans son Jodelet duelliste : Francisco de Rojas en a fourni le sujet; Tolède est le lieu de la scène; et les personnages y sont comme illustrés de ces noms dont la sonorité, de notre temps encore, remplira d'aise l'oreille de Victor Hugo : don Diègue Giron, don Pedro d'Avila, Gaspard de Padilla. Je ne dis rien de Pascal Zapata, ni de Roc Zurducaci. Et, si je ne puis vous dire enfin de quel autre original sont empruntées les Rivales, de Quinault, la scène, je ne sais encore pourquoi, s'en passe à son tour à Lisbonne *... Au contraire, l'École des femmes est vraiment une comédie nationale. Elle l'est, Messieurs, par le lieu de la scène d'abord; et après avoir ?ingt ans parcouru l'étranger, nous rentrons enfin, en France, et à Paris. Elle l'est par les détails de l'action, qui ne gardent plus rien d'au delà les monts, qui sont même on leur genre tout à fait « parisiens » et de 1660.