Gènes, cap
regarde et prononce qu'il n'est pas bon que l'homme soit seul, qu'il a besoin d'une aide qui lui ressemble : Non est boniim hominem esse solum, faciamus ei adjutorium simile sibi1 . Pourquoi cette aide? — pour partager le fardeau de la royauté? — C'est inutile, il le porte allègrement; sa vaste et fière intelligence suffit à la tâche que Dieu lui a imposée en lui ordonnant de gouverner et de se soumettre toute créature. Mais parce qu'il lui faut imiter son principe dont la tendance est de se communiquer, parce qu'il ne peut garder pour lui tous les germes de vie que Dieu a déposés dans ses flancs, parce que, dit saint Thomas, les hautes fonctions de son intelligence ne doivent pas être sacrifiées aux fonctions inférieures d'où naît la vie du corps, il lui faut une aide en qui réside toute la force passive de la génération dont il conserve en souverain dispensateur toute la force active2 . Faisons donc pour l'homme, dit le Seigneur, une aide qui lui ressemble: Faciamus ei adjutorium simile sibi.