Heb., cap. n
2. Virum dolorum et scientem infirmitatem. (Isai., cap. lui, 3.)
damné aux sueurs, aux veilles, aux sollicitudes et fatigues de l'apostolat, aux courses sur mer et sur terre, par monts et par vaux après la brebis égarée? Christ, vrai Samson de l'humanité opprimée par le Philistin d'enfer, qui a lié vos pieds et vos mains? qui vous a dépouillé de votre force et livré à vos ennemis? qui vous a attaché à la colonne? qui a déchiré votre chair, rompu vos membres, brisé vos veines d'où s'est répandu le fleuve de votre sang? qui a desséché vos lèvres et rempli votre bouche d'amertume? Enfin qui a dressé la croix où votre corps sacré n'était plus qu'une plaie? Dites-le moi, ô Christ, dites-le moi, je vous en prie! n'est-ce pas l'amour, mais un amour immense et plein de grâce, comme il convient à celui qui est la miséricorde même '? »
Oui, Dieu est la miséricorde même, son Verbe rédempteur me l'apprend; mais pourquoi ce luxe d'humiliations et de souffrances? Pourquoi, Messieurs? — parce que Dieu veut que, dans son œuvre, la justice parle du même ton et sur le même rhythme que les autres perfec-